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Proposition d’un Conseil Culturel d’ATTAC – 2p – 02.08.2003 – ATTAC, culture

Création du conseil culturel d’attac
Note de présentation

 

Cette note a été rédigée, pour préparer le débat du Conseil d’Administration, par un groupe de travail composé de Bernard Cassen, Cécile Guillerme, Marc Le Glatin, Gustave Massiah, Jean Louis Sounes (pièces jointes : déclarations du FSE de Florence, du FSM de Porto Alegre, déclaration de ATTAC sur la lutte des intermittents)

 

02-08-2003 

La proposition est de créer un Conseil Culturel d’ATTAC

qui serait le pendant de son Conseil Scientifique.

 

Les objectifs

  • Affirmer la place de la culture, et de la création culturelle, dans le mouvement altermondialisation et se démarquer de l’économisme qui fonde la représentation néolibérale du monde.

     

  • Approfondir et faire progresser, dans notre société, à l’échelle européenne et à l’échelle mondiale, les prises de conscience, les résistances, les mobilisations, les pratiques, les connaissances et les propositions du mouvement altermondialisation.

     

  • Contribuer à la mobilisation des milieux culturels et y ouvrir un débat contradictoire sur le sens de la culture, la création culturelle et les pratiques culturelles.

     

  • Développer dans l’opinion, à partir de la dimension culturelle, les idées et les propositions du mouvement altermondialisation et soutenir les créations et les manifestations culturelles correspondantes.

     

  • Donner à ATTAC les éléments de réflexion et d’intervention nécessaires à son action.

 

Les points d’appui

  • L’expérience du Conseil Scientifique d’ATTAC qui a contribué à la légitimité d’ATTAC dans l’opinion ainsi que dans les milieux de la recherche et de l’Université, qui a participé à la production des connaissances et renforcé une position critique par rapport à la pensée néolibérale dominante, qui a joué un rôle majeur dans l’élaboration et la vérification des positions d’ATTAC, qui a expérimenté les relations d’autonomie et de travail commun avec le Conseil d’Administration et les instances d’ATTAC.

     

  • La mobilisation des Comités locaux qui sont particulièrement sensibles à la création culturelle et qui expérimentent dans leurs actions l’importance de la dimension culturelle.

     

  • L’engagement des militants d’ATTAC, engagés dans la sphère culturelle, dans leurs pratiques, dans leurs prises de position et dans leur participation aux luttes, comme on a pu le vérifier dans la lutte des intermittents.

  • La présence des positions et des propositions du mouvement altermondialiste dans les manifestations culturelles et l’importance des événements culturels dans les initiatives du mouvement altermondialisation.

     

  • Le travail de la Commission Culture qui a engagé une réflexion sur les politiques culturelles dominantes, et sur l’action culturelle d’ATTAC, et la possibilité de s’appuyer sur les membres fondateurs d’ATTAC qui sont engagés dans l’action culturelle.

     

  • Les réflexions et les mobilisations contre l’AGCS (Accord Général de Commerce des Services) qui ont permis d’aborder, à l’échelle mondiale, les conséquences de la mondialisation néolibérale sur la production et la création culturelle.

     

  • La mobilisation internationale qui s’est concrétisée au Forum Social Européen de Florence et au Forum Social Mondial de Porto Alegre à travers des prises de position vigoureuses et la création d’un réseau International de créateurs et responsables culturels.

 

Les difficultés

  • Eviter la personnalisation de l’action d’ATTAC autour de quelques individualités prestigieuses.

     

  • Maintenir vivante la contradiction entre diversité culturelle et universalisme, entre les cultures vivantes et l’émergence d’une culture mondiale.

     

  • Mettre en avant la création culturelle sous toutes ses formes et ne pas se limiter à un centre de recherche théorique sur la culture et/ou à un observatoire critique des politiques culturelles.

     

  • Eviter les divisions des milieux culturels et travailler à l’unité des créateurs et responsables culturels engagés dans le mouvement altermondialisation.

     

  • Définir une approche non élitiste de la culture qui laisse toute leur place aux créations individuelles et collectives.

     

  • Définir la place du Conseil Culturel dans le fonctionnement d’ATTAC.

     

  • Identifier une équipe qui pourrait animer la mise en place de cette nouvelle instance (l’équivalent de ce qu’a été notre cher René Passet pour le Conseil Scientifique).

 

La méthode proposée

  • Désigner quatre ou cinq personnes qui s’engageraient sur un à deux ans pour définir le Conseil Culturel, mener les consultations nécessaires et engager sa mise en place.

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