Appel à une contribution exceptionnelle pour assurer la pérennité du CRID
Paris, le 27 octobre 2004
Chèr(e)s Ami(e)s,
L’Assemblée Générale du CRID, le 11 juin 2004, a décidé d’appeler les membres du CRID, qui le peuvent et qui le veulent, à s’engager à verser une contribution exceptionnelle permettant au CRID d’assurer sa pérennité financière.
La relance du CRID engagée par l’Assemblée Générale de juin 2001 est aujourd’hui bien entamée. Le CRID a été rejoint par de nouveaux membres et a élargi son audience. Il a construit son positionnement et ses initiatives à partir de l’engagement de ses membres. Il a défini sa spécificité en liant la solidarité internationale au partenariat, à la recherche d’alternatives en matière de développement et de réformes profondes du système international, à l’éducation au développement et à la mobilisation de la société française. Il est présent dans les campagnes, les plateformes et les coalitions des associations de solidarité internationale en France et anime plus directement la Semaine de la Solidarité Internationale et la plateforme Educasol (Education Solidaire). Il participe, avec ses partenaires, au mouvement des forums sociaux mondiaux (Porto Alegre, Mumbaï), européens et locaux et aux manifestations internationales (Annemasse, Johannesburg, etc.). Il intervient dans la structuration du mouvement de solidarité internationale français et européen à travers sa participation active à Coordination SUD.
L’Assemblée générale extraordinaire du CRID du 11 décembre 2002 a considéré que la relance du CRID devait être complétée par la recherche de sa pérennité financière. Elle a retenu le principe selon lequel le socle de fonctionnement du CRID devait pouvoir être assuré par les cotisations de ses membres. Le niveau minimum est celui qui permet de poursuivre le fonctionnement institutionnel de l’association et l’animation du réseau des associations de solidarité internationale. Ce niveau comprendrait : un(e) délégué(e) général(e) du CRID à mi-temps (l’autre mi-temps étant financé par des projets initiés par le CRID) ; un(e) secrétaire comptable à plein temps ; l’équipement et le fonctionnement des deux postes de travail ; une pièce ; les cotisations à des collectifs ; les participations financières à des campagnes citoyennes. Ce minimum a été évalué à 75.000 Euros pour l’année 2003.
Le choix n’est évidemment pas de ramener le CRID à un fonctionnement minimum. Au contraire, nous ambitionnons de renforcer le niveau actuel d’activités qui comporte des chantiers comme la Semaine de la Solidarité Internationale, Educasol, le programme Acteurs Solidaires, des programmes spécifiques communs décidés par les membres comme par exemple la présence au forums sociaux ou l’organisation su Sommet pour un autre monde à Annemasse. La décision de préserver la pérennité financière du CRID autour d’un fonctionnement minimum a permis de définir l’économie de fonctionnement du CRID. Tout engagement du CRID dans des actions, programmes, projets, allant au-delà de ce minimum de fonctionnement institutionnel et nécessitant des finances, décidé par le CA, implique la recherche de financements spécifiques. Ces financements nécessitent de monter des dossiers et des montages financiers ; ils peuvent impliquer l’engagement de fonds propres par les membres du CRID.
L’Assemblée Générale a proposé d’arriver en 2008 à l’équilibre des dépenses de fonctionnement minimum du CRID par les cotisations. Pour y arriver, il nous faut à la fois augmenter les cotisations et diminuer les dépenses. Les dépenses ont été resserrée dès cette année ; le poste de délégué général adjoint ne sera pas renouvelé après le départ de Michel Faucon et, en 2008, le poste de Délégué Général sera redéfini après le départ de Bernard Pinaud. Les charges salariales passeraient ainsi, après affectation de la moitié des salaires à des projets, de 76 000 E en 2004 à 55 000 E en 2008. En rajoutant les 20 000 E de fonctionnement et cotisations, on passe ainsi de 96 000 E en 2004 à 75 000 E en 2008 ; soit une diminution de 22%.
L’évolution des cotisations a déjà été entamée. L’augmentation du nombre d’adhérent et les nouveaux barèmes décidés lors de l’AG de décembre 2002, accompagnant la réforme des barèmes de cotisation de Coordination SUD, ont permis déjà de doubler les cotisations en deux ans. En 2002, les cotisations des membres étaient de 27 760 €. Si on compte le reversement du CRID à Coordination SUD, Il restait au CRID un solde de 20 140 €. Dès 2003, en application du nouveau barème, les cotisations versées au CRID par ses membres ont atteint 58 375 €, sur lesquels 21 125 € ont été reversés à Coordination SUD, laissant au CRID un solde de 37 250 €. Ce montant devrait atteindre 40 000 € en 2004.
Le fonctionnement du CRID et sa relance ont été possibles, depuis 2001, grâce à un engagement financier exceptionnel pour trois ans de la part du CCFD, permettant l’embauche de Bernard Pinaud (alors directeur Etudes et Plaidoyer du CCFD, en fin de mandat) comme Délégué général, Michel Faucon devenant Délégué général adjoint. Cet engagement répondait à une demande pressante de plusieurs membres du CRID décidés à s’engager dans la relance du CRID. Nous pensions alors que nous pourrions rétablir l’équilibre financier en 2005. La multiplication des engagements du CRID nous a conduit à revoir cette échéance et à nous fixer celle de 2008, prolongeant ainsi de trois ans le déséquilibre financier. Nous avons rencontré le CCFD pour lui demander de prolonger son engagement exceptionnel pour trois nouvelles années (2005-2007). Le Conseil d’Administration du CCFD a donné son accord sous réserve d’une diminution progressive de son apport financier. Nous avons aussi estimé avec le CCFD qu’il était politiquement indispensable que d’autres membres du CRID s’engagent dans le financement de cette transition.
C’est pourquoi, avec l’accord de l’Assemblée générale du 11 juin 2004, le Conseil d’Administration du CRID invite les organisations du CRID qui le peuvent et qui le souhaitent, à s’engager pour un apport financier exceptionnel sur trois ans.
Cet apport viendrait en plus de la cotisation normale des membres engagés et des apports en fonds propres que chaque adhérent peut souhaiter faire sur des dossiers précis (comme ce fut le cas pour le FSE 2003 ou le SPAM d’Annemasse).
L’apport exceptionnel global nécessaire a été évalué à :
| 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
| 59 000 € | 40 300 € | 36 600 € | 0 |
Le point de pérennité serait ainsi atteint en 2008. Les cotisations couvriraient ainsi le fonctionnement minimum. Le fonctionnement moyen serait assuré grâce à la poursuite des financements des projets en cours (Semaine de la Solidarité Internationale et Educasol) et de l’acceptation d’un cofinancement qui remplacerait le projet Acteurs Solidaires qui vient à échéance en 2004 (dossiers proposée au MAE en 2005 et à UE+MAE en 2006, 2007, 2008). Si un de ces projets venait à manquer, nous devrions réduire nos activités mais la survie du CRID ne serait pas menacée.
Nous comptons sur l’engagement de nos adhérents pour que le CRID puise continuer à se déployer et puisse se consolider. Nous sommes confiants dans la mobilisation des adhérents en fonction de leurs moyens. Déjà lors de l’Assemblée Générale de juin 2004, plusieurs adhérents ont fait connaître leur intention de participer à cette contribution exceptionnelle (en dehors du CCFD qui a renouvelé son engagement, Aide et Action, RITIMO, Secours Catholique). Nous comptons sur vous tous.
Pour le Conseil d’Administration du CRID
Avec mes amitiés solidaires
Gustave Massiah
