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Vingt réflexions sur la situation actuelle – Internationalisme et altermondialisme – 8p – 11.11.2025 – Altermondialisme, internationalisme, situation

Vingt réflexions sur la situation actuelle.
Internationalisme et alter-mondialisme.

Gustave Massiah
11-11-2025

 

La situation actuelle mondiale, sur les questions autour de l’internationalisme et de l’altermondialisme, est marquée par vingt grandes questions et contradictions [2].

Ce texte a été, pour l‘essentiel, rédigé en décembre 2025 ; il ne comprend donc pas les bouleversements actuels prometteurs de bouleversements, comme l’invasion par Trump du Venezuela en janvier 2026.
Pour une analyse de la situation actuelle on peut se reporter aux deux remarquables articles : de Guillaume Duval ; Pourquoi ni la Chine, ni les États-Unis, ne domineront le monde.02012026 et de Franck Gaudichaud,
Venezuela, Pourquoi l’impérialisme américain se déchaîne à nouveau, 03012026 [3]

 

  1. Nous sommes dans une nouvelle crise structurelle du capitalisme.

Cette crise structurelle du capitalisme est multidimensionnelle (crise écologique, crise des États-Nations, crise du politique et mutations géostratégiques) et s'articule avec une crise de civilisation.

Repartons des quatre crises financières majeures du capitalisme industriel.

Ce sont les quatre dates qui structurent l’histoire du capitalisme industriel :1873, 1929, 1973 et 1974, 2008.

Elles correspondent à quatre modèles qualitativement différents du capitalisme ; ce ne sont pas seulement des crises, ce sont des tournants historiques.

1873, 1871 à 1896 - la naissance et la crise du capitalisme industriel et financier moderne.
C’est la première crise mondiale de l’histoire, économique, industrielle et financière.
C’est le passage au capitalisme maîtrisé par la banque et le crédit.

1929, 1914 à1945 - le krach du jeudi noir de Wall Street ; guerre mondiale, fascisme et nazisme.
L’invention du capitalisme keynésien régulé, le New Deal, l’État-providence régulateur.
Et, la période 1914 à 1945, les deux premières guerres mondiales, la brèche ouverte par l’Octobre russe et son extension, avec notamment la révolution chinoise de 1945 à 1949.

1973-1974, 1971 à 1986 - choc pétrolier, fin des trente glorieuses, la suite du « moment 1968 », le néolibéralisme.
Fin de Bretton Woods en 1971 et dollar flottant, quadruplement du prix du pétrole en 1973.
Second choc pétrolier en 1979, récession mondiale 1974-1975, croissance1975-76,
Sortie de crise de 1983 à 1986, fin du plein emploi et de la croissance stable.
Thatcher, Reagan,1979 à 1990, moins d’État, plus de marché, privatisations massives, guerre froide, services publics, dérégulations, réductions impôts hauts revenus, lutte anti-inflation.

2008, 2007 à 2012 - faillite Lehman Brothers 2007, sommet crise bancaire mondiale en 2008.
Récession mondiale en 2009, crise dette zone euro en 2010-2012, suite crise subprimes.
Crise bancaire mondiale, chute du commerce mondial, sauvetages publics massif.
Crise des limites du capitalisme financiarisé global, ouvre l’ère post-2008 (hyper-libéralisme et interventionnisme des banques centrales). Fragilité du système financier global.

Chaque crise financière marque une rupture ; elle est le point d’orgue et le tournant d’une période de crise de plusieurs années.

C’est un changement général de période : social, écologique, démocratique ; politique, idéologique, culturel ; local, national, régional, mondial.

Il faut y rajouter la période qui commence en 2024 et qui n’a pas encore connu sa crise financière.

Peut-être même l’amorce d'un nouveau mode de production. Un nouveau mode de production que le capitalisme, qui ne serait pas le socialisme (Hypothèse de Immanuel Wallerstein).

  1. Avec quatre bouleversements : le numérique, le féminisme, l’écologie, les Suds.

L'explosion des multinationales du numérique et de l'IA (Intelligence Artificielle).
La montée révolutionnaire du féminisme, et en réation, l’agressif masculinisme.
La révolution écologique et la mise en danger, encore très sous-estimée, de la planète.
La montée des Suds, porteuse de la deuxième phase de la décolonisation.
C’est une nouvelle phase du mode de production capitaliste. Ou de son dépassement.

  1. L'extrême-droite est à l'offensive dans le monde, ce n'est pas la première fois !

Elle l'a été au début de chaque crise du capitalisme ; en 1873, 1929, 1973, 2008, 2024.
Les montées de l’extrême-droite sont très violentes, accompagnées de grand banditisme, de guerres, parfois mondiales (1914, 1945).

Accompagnée ou suivie par des mouvements populaires progressistes. 1873, la 1ère Internationale et La Commune ; 1929, les Fronts Populaires ; 1973-1974, les Suds, les chocs pétroliers ; 2008, la crise bancaire mondiale, avec en 2011, les révolutions arabes, les indignés, les Occupy.

Amorçant une nouvelle phase du capitalisme et de la mondialisation : l’industrialisation en 1873, le fordisme en 1929, le néolibéralisme en 1976, le numérique en 2008.

Avec le déploiement de l’Intelligence Artificielle, une nouvelle phase de la mondialisation pourrait avoir débuté entre 2022 et 2024, avec GenZ ou Generation Z ; elle prolongerait 2018 ou serait une nouvelle séquence.

Le projet politique de l'extrême-droite aujourd’hui prend diverses formes de néofascismes qui défendent tous la propriété privée monopoliste et l'économie capitaliste dans sa phase néo-libérale.

Ils portent tous l'écrasement des droits et des libertés, la mise en place d'un État autoritaire, la défense de l'État-nation contre les particularismes, l'inégalité et la discrimination légalisées, le rejet des étranger-e-s et des migrant-e-s, le renforcement des frontières, le racisme et la xénophobie, le rejet de la science et de la culture, le déni des enjeux climatiques, la haine de l'écologie et du féminisme.

La menace néo-fasciste n'est pas fatale mais sa dimension est aujourd'hui mondiale, avec la victoire de Trump, le modèle italien et les alliances de toutes les droites sous hégémonie néo-fasciste observé avec attention par les droites en France et dans d’autres pays.

 

  1. Nous vivons la deuxième phase de la décolonisation et la crise des États-Nations.

Les luttes anticoloniales et les résistances commencent dès début des colonisations.
Le Congrès des Peuples d’Orient, en 1920, à Bakou, et le Congrès des Peuples Opprimés, à Bruxelles, en 1927, avec notamment Mme Sun Yat Sen et Albert Einstein préparent la Conférence de Bandoeng en 1955.
La première phase de la décolonisation est formalisée à Bandoeng, en Indonésie, en 1955.

Avec 17 Chefs d’États dont Soekarno, Nehru, Nasser, et Chou en Laï. Celui-ci déclare :« Les États veulent leur indépendance, les Nations veulent leur libération, les Peuples veulent la révolution ».
Les États ont eu leur indépendance, sauf la Palestine et les 23 dernières colonies.
C’est l’heure, pour les Nations et pour les Peuples, de leur libération et de leur révolution.

Nous vivons aujourd’hui une crise structurelle des États-Nations comme sujet historique principal.
Cette crise s’accroît, depuis 1989, avec la crise du néolibéralisme et la chute de l’Union Soviétique.
Elles s‘approfondit avec le renforcement des nationalismes, des identitarismes et des identités populaires.
En différenciant les nationalismes impérialistes tentés par les dominations coloniales, et les nationalismes des peuples dominés, émancipateurs et opposés au colonialisme.
Ce n'est pas la crise des États ou celle des Nations, qui vont s'approfondir et se redéfinir.
C’est la crise des États-Nations à toutes les échelles (avec les mouvements régionalistes, à l’échelle des grandes régions du monde, à l’échelle internationale).

  1. Ce pourrait être une réorganisation du monde en une trentaine de grandes régions.

 Ce pourrait être une réorganisation du monde en une trentaine de grandes régions, regroupant plusieurs pays et États autour de pays en pointe.
Ce n'est pas un retour vers les anciens empires qui, pour certains, ont préfiguré les grandes régions.

On irait vers : 5 ou 6 grandes régions en Asie et Océanie (Chine, Inde , Asie du Sud-Est, Japon et Corée, Australie et Pacifique) ; 5 ou 6 en Amérique (États-Unis, Canada, Mexique, Brésil, Argentine et Chili, Caraïbes) ;  4 ou 5 en Afrique (Afrique du Nord, Afrique de l’Est, Afrique de l’Ouest et Centrale, Afrique du Sud) ; 3 ou 4 en Europe (Europe occidentale et Royaume Uni, Russie, Europe de l’Est) ; 4 ou 5 au Moyen Orient (Turquie, Iran, Arabies, Égypte, et une ou deux régions de l’ancienne Mésopotamie, Syrie, Irak, Liban, Jordanie, Palestine, Israël).

  1. La période est marquée par l’évolution des rapports entre peuples anciennement colonisés et peuples colonisateurs.

Les peuples colonisateurs (États Unis, Australie, Nouvelle Zélande, ...) sont confrontés à leur histoire, aux peuples autochtones, à la remontée des Suds accentuée depuis 2008.
Comme m'a dit un jour un ami syrien : ce qui nous énerve, c'est que les américains nous prennent pour des sauvages ; alors qu’ils n'ont que 300 ans, et nous en avons 5000.

Les peuples autochtones, dans le monde, revendiquent leurs identités, renforcées par la crise des États-Nations.

Des peuples décolonisés (Mexique, Brésil, Afrique du Sud, …) ouvrent des nouvelles perspectives postcoloniales d’indépendance et déjà, à partir des BRICS, un système concurrent et alternatif au dollar.
Les BRICS pourraient parvenir à s’élargir au Sud Global, en alliance ou non avec la Russie, dans une tentative de reconfiguration d’un ordre mondial.
La remise en cause de la zone dollar a déjà commencé au bénéfice de zones monétaires de grandes régions

Les peuples anciennement colonisés, les Suds, revendiquent leur indépendance, leur identité et un Nouveau Monde, celui de la deuxième phase de la décolonisation.
S’il en accepte les conditions, Israël dernière région coloniale, pourrait muter et participer à cette phase décoloniale.

7. Nous vivons une nouvelle révolution démographique et sociale mondiale.

Les paysans sont, depuis cinq mille ans, la majorité des sédentaires.
Depuis une soixantaine d'années, dans de nombreux pays, et bientôt dans le monde, ils ne sont - ou ne seront - plus que 5% de la population ; c’est une révolution considérable.

Dans un très grand nombre de pays, à terme dans la plupart, 80% des jeunes générations ont une formation supérieure, du niveau du baccalauréat, mais n'ont pas des emplois et des revenus correspondants.

Les migrations climatiques vont révolutionner la population de la planète et sa répartition.
Les migrations recomposent les populations de tous les pays du monde, par l’arrivée et par le départ.
Les migrants sont de plus en plus formés et diplômés avec la scolarisation généralisée.

  1. Les classes sociales structurent toujours les sociétés.

Les classes sociales et les sociétés sont en mutation.
Les luttes de classes sont toujours les transformations sociales principales et sont toujours déterminantes.
Les inégalités sociales demeurent la contradiction essentielle.

Le capitalisme a commencé depuis environ cinq siècles.
Le capitalisme industriel s’est imposé au 19ème siècle.
Les entreprises sont principalement des sociétés de marché.

Les bourgeoisies financières, dominantes, ont accru leur hégémonie sur les bourgeoisies industrielles.
Les milliardaires, en dollars, sont passés de 1000 familles, en 2000, à 2095 familles, en 2020 ; à 3508 familles en 2024.
Les millionnaires, en dollars, sont passés de 8 millions de familles en 2000 à 56 millions en 2020 et 60 millions en 2024.

La bourgeoisie financière devient la classe dominante.
Les bourgeoisies foncières participent à la recomposition des petites, moyennes et grandes bourgeoisies.
Les ingénieurs, techniciens et cadres (ITC) et les petites entreprises s’autonomisent.
La classe ouvrière se recompose avec le numérique, les ITC, et surtout … les précaires.

  1. Le capitalisme est déterminé par les entreprises capitalistes, avec de grandes différenciations.

L’évolution des sciences et des techniques détermine l’organisation du travail.
Le capitalisme, contrôle l’évolution des sciences et des techniques, à partir du contrôle des entreprises.
Les transformations à l’échelle mondiale des procès de production et de travail modifient le rapport individuel et collectif au travail.
Les chercheurs défendent leur autonomie à partir de leur action pour l’indépendance des universités.
Le secteur productif évolue en fonction du contrôle des sciences et des techniques.

La grande bourgeoisie contrôle les multinationales, les grandes entreprises et leurs profits.
Les petites et moyennes entreprises et l’artisanat sont contrôlés à partir du contrôle des marchés par les grandes entreprises.
Les entreprises publiques, les grandes entreprises et les services publics, sont contrôlés à partir du contrôle des marchés et du contrôle de l’État.
La fonction publique est fortement liée au contrôle de l’État et à l’idéologie dominante.

L’économie sociale et solidaire (coopératives, mutuelles, associations) et l’économie locale et municipale, entre coopération autogestionnaire et pression capitaliste, sont partagées entre leurs références associatives, leur confrontation au marché et le poids des grandes entreprises et des monopoles.

 

  1. Les luttes de classes changent mais restent déterminantes.

Les classes et les luttes de classes évoluent avec les phases du capitalisme.
La revendication, par les couches populaires, d’une redistribution, est toujours aussi présente.

Les recherches et progrès de la médecine et de l’hygiène, malgré les attaques contre la médecine publique, ont permis d’accroître considérablement la durée de vie.
Prenant prétexte de l’allongement de la durée de vie, le patronat a augmenté le temps de travail, contrairement aux réductions du temps de travail acceptés par le fordisme en 1945.

Le refus de la réduction des retraites est très largement majoritaire dans la population.
Ce qui accentue certaines des contradictions de l’extrême droite ; entre le lien de l’extrême-droite au patronat et le maintien de ses avancées dans les couches populaires.

L’accord populaire, et de la majorité de la population, reste très important avec la volonté de redistribution, et de taxation des très grandes fortunes, notamment l‘accord pour la taxe Zucman, sur l’impôt des 30 000 à 40 000 plus grandes fortunes en France et des quelques dizaines de milliers d’autres familles dans le monde.

Les mouvements sociaux et les mobilisations citoyennes se diversifient et s’autonomisent.
Chaque génération redéfinit les mouvements qui évoluent à partir de leurs contradictions.
Ils renouvellent les conceptions du progrès et redéfinissent les nouvelles relations sociales.
Les mouvements féministes, écologistes, antiracistes, migrations, éducation, santé, logement, culture sont en mutation.
Une partie de ces mouvements, pour l’instant minoritaires dans chaque catégorie, rejoint l’extrême-droite ; par exemple, chez les hommes une fraction masculiniste en réaction au féminisme.

Un projet de réponse à la crise de civilisation, alternatif au capitalisme, doit être élaboré conjointement par les mouvements sociaux, les mobilisations citoyennes en lien avec les associations, les syndicats et les collectifs politiques construits par les mouvements.
La coopération horizontale, sans lien hiérarchique, et sans subordination entre les mouvements, est une condition nécessaire à l’élaboration d'un projet alternatif.

 

  1. La dette écologique.

La dette écologique pèse sur les générations futures.

L’Humanité consomme plus de ressources naturelles et crée plus de pollutions que la planète ne peut en régénérer.

Le « Jour du dépassement », de consommation de la biocapacité actuelle de la planète arrive dès juillet.
Il faudrait 1,7 Terres pour absorber la consommation actuelle.
Elle implique la surconsommation de matières premières (énergies fossiles, minerais, sols), la déforestation et l’artificialisation des terres, le dépassement de la capacité d’absorption du CO₂ et des pollutions, l’exportation des coûts environnementaux des pays riches (déchets, extraction minière, accaparement de terres).

Les émissions mondiales dépassent largement la possibilité de rester en dessous de 1,5°.
Il faudrait les réduire de moitié d’ici 2030 pour respecter les objectifs climatiques.
Il faudrait réduire la consommation pour respecter les limites planétaires d’ici 2050.
Les 10 % les plus riches émettent la moitié des émissions mondiales de CO₂.
Les pays à hauts revenus sont responsables de 40 à 50 % des émissions cumulées historiques.
Un alter-développement est indispensable à une alternative au capitalisme productiviste et écocide.

 

  1. La dette mondiale, l’endettement du Sud.

L’histoire de l’annulation des dettes monétaires est une histoire longue. Elle ne se limite pas au capitalisme. Tout changement de régime est confronté à la question de la dette.
Les peuples vont ils se soumettre, se démettre, ou trouver d’autres voies alternatives ?

Le CADTM (Éric Toussaint), a montré que l’annulation est possible et a déjà eu lieu dans certaines  situations (exemple de l’Èquateur).
Les conséquences de ces annulations dépendent des situations.
L’annulation des dettes illégitimes et odieuses est nécessaire mais n’est pas suffisante.

Dette, colonies, apartheid. En 1989, à Paris, le mot d’ordre était : dette, colonies, apartheid, ça suffat comme ci ! Il reste actuel. La dette est un nœud, un des nœuds qui font tenir le vieux monde. La question de la dette et de sa répudiation accompagne, pas à pas, la décolonisation. Les Colonies, c’est le refus de la remise en cause de la décolonisation et la prise de conscience de l’actualité de la continuité entre l’esclavage et la colonisation. L’Apartheid, s’appuie sur la relation entre les inégalités et les discriminations.

La pandémie et le climat démontrent que l’écologie remet en cause toutes les certitudes du Fmi et de la Banque mondiale sur le développement, particulièrement du développement dont la dette est le verrou.
La crise financière de 2008 a démontré comment la dette publique sert d’abord à sauver les banques.

La dette a été remboursée par les politiques d’austérité, d’autoritarisme et les guerres.
Laisser les forces du marché libres de fixer les prix, les taux de change, d’orienter les investissements, est suicidaire du point de vue d’un développement équitable.
Du point de vue des politiques économiques, la nécessité d’un État stratège s’impose.
Certains pays (comme l’Équateur en 2008) ont démontré à partir de l’audit de leur dette qu’elle était, pour sa plus grande part, illégitime et entachée de corruption.

La plus grande partie de la dette actuelle est une dette odieuse ; il faut l’annuler.
Et d’abord, l’annulation complète de la "dette de l’indépendance", imposée, en 1825, par la France à Haïti.
La communauté internationale devrait annuler toutes les dettes restantes, climatiques et humanitaires, en raison des injustices historiques et des catastrophes naturelles (tremblements de terre, ouragans).

  1. La mutation du capitalisme a pris un nouveau tournant stratégique avec le néolibéralisme.

Le néolibéralisme devient un mode capitaliste hégémonique à partir de la crise de 1976.
L'effondrement de l’Union soviétique en 1989 a confirmé l’hégémonie du néolibéralisme.
Mais, contrairement aux prétentions de Hayek et Fukuyama, ce n’est pas la fin de l’Histoire.
La crise de 2008, et la crise actuelle, marquent les limites du néolibéralisme toujours dominant mais en crise.
Le capitalisme néolibéral est en crise profonde, mais aucune alternative ne s’impose encore.

Les nouvelles contradictions sont très profondes, le numérique et l’Intelligence Artificielle (IA) ouvrent une nouvelle phase du capitalisme et, peut-être même de son dépassement.
Les nouvelles technologies en sont à leur début et pourraient annoncer un nouveau mode de production.

Pour l’instant, le numérique et l’IA confortent l’hégémonie du capitalisme néolibéral.
La géopolitique oppose différentes formes de néolibéralismes et d’autoritarismes :
Les États-Unis dont Trump révèle et accentue la crise ; la Chine qui gère son hégémonie et son autoritarisme ; la Russie qui revendique son retour de grande puissance ; l’Inde qui revendique une place parmi les dominants ; l’Europe qui tente de préserver le G7 et l’alliance avec les États-Unis ; les BRICS qui revendiquent de représenter les Suds ; …

En réponse à l'imposition du néolibéralisme, des autoritarismes et des extrêmes-droites, comme seules doctrines dominantes, la proposition est de donner la priorité aux libertés démocratiques.

  1. Les nouveaux mouvements, GenZ, GénérationZ

Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle vague de mouvements correspondant à une nouvelle phase du capitalisme, qui n’aurait pas encore connu sa crise financière et, peut-être même, à un passage à une crise de dépassement du capitalisme.

Comme dans les quatre passages précédents à une nouvelle phase du capitalisme industriel, les mouvements arrivent plutôt en début de période, avant la crise financière elle-même.
Dans ces cas, le rapport aux formes d'organisations politiques est en forte évolution ; le rapport aux partis politiques est remis en cause ; le rôle des syndicats est en redéfinition avec l'évolution du salariat.

Les rapports entre générations

Je voudrais insister sur l’évolution des rapports entre générations. Avec les progrès de la médecine et de l’hygiène, nous sommes passés de la coexistence de deux générations, les actifs, de 20 à 25 ans à 60 ans et les jeunes avant 20 à 25 ans ; à trois générations, les retraités de 60 à 65 ans jusqu’à 90 ans et plus, les salariés et autres actifs jusqu’à 65 ans et plus, les jeunes et scolarisés jusqu’à 25 à 30 ans ; et même peut-être en route vers une quatrième génération, celle des moins de trente ans.

Aujourd’hui, les changements culturels entre générations qui coexistent sont considérables.
La première génération, de 60 ans et plus, a vécu culturellement la décolonisation et les « mai68 ». Elle est en train de partir avec les seniors et quelques « cercles de poètes disparus » qui subsistent dans quelques associations et fondations.
La deuxième génération, de 40 à 60 ans, est surtout féminine ; particulièrement dans les associations. Les partis politiques sont peu écoutés et suivis.
La troisième génération, de 20 à 40 ans, est aussi très féminine, avec un retour masculiniste. Les syndicats gardent une influence dans le salariat.
Cette troisième génération est surtout investie dans la jeunesse et la culture ; GenZ en est issue, elle pourrait amorcer une quatrième génération.

GenZ, GénérationZ [4]

En 2018 et 2019, des luttes sociales ont secoué une trentaine de pays, contre les inégalités sociales, les ultra riches, la corruption, et les défaillances des services publics.
Elles ont été prolongées en 2022 au Sri Lanka et en 2024 au Kenya. En 2025 ; une nouvelle vague a pris de nouvelles formes en Indonésie, au Népal, à Madagascar, aux Philippines, au Pérou, au Maroc, à Timor, en Serbie.

Comme pour la vague interrompue par le Covid, ils sont comme en Serbie, aux Philippines, à Madagascar, des mouvements, autonomes, sans leaders, à l'écart des partis.
Méfiants vis-à-vis de toute représentation, ils cherchent à articuler revendications sociales, écologiques et démocratiques.

Chaque crise correspond à de nouveaux mouvements, on a appelé cette nouvelle vague GenZ ou Génération Z.
Ce qui caractérise cette nouvelle vague, c'est à la fois le rejet de la corruption et du grand banditisme, des privilèges et des inégalités sociales, de l’autoritarisme ainsi que la méfiance à l’égard des représentations en particulier politiques.

La GenZ ne se définit pas comme un appel ouvertement anticapitaliste, elle ne s’affirme pas contre la propriété privée et la logique des marchés.
On a rapproché, de la GenZ, le million de manifestants italiens sur la Palestine et le mouvement « no king » aux États-Unis.

Les exigences d’État de droit, de liberté, de priorité aux dépenses de santé et d'éducation, de démocratie, parfois de démocratie directe, sont très présentes dans ces mouvements.
Ils sont portés par la jeunesse et les femmes, plus encore que dans la vague précédente par les soulèvements populaires et par les processus révolutionnaires des années 2008.

Les printemps arabes, le Hirak, les mouvements GenZ, ont montré une continuité et une grande capacité à mobiliser et ont réussi à ébranler voire faire tomber des gouvernements comme à Madagascar, mais aucun d’entre eux n’a réussi à imposer un changement de société réel.
La contestation contre les inégalités et la corruption, les mots d’ordre « Pouvoir dégage ! » ou  Rajoelina dégage" ne permettent pas de créer un rapport de force suffisant ; ce qui nous interroge sur les raisons de cette difficulté et comment la surmonter.
Une hypothèse est que cette difficulté est due à l’absence d’un projet de société alternatif au modèle dominant, à même de créer un imaginaire politique massivement partagé.

La GenZ est un mouvement qui rappelle le mouvement arabe de 2011 qui s’inscrit dans les mouvements qui ont suivi la crise financière de 2008 et qui préparent la crise à venir.
La cinquième crise structurelle du capitalisme industriel a commencé avec la montée de l’extrême-droite ; elle sera suivie par de nouveaux mouvements.
Mais la crise financière qui la centrera n’a pas encore eu lieu.

Gen Z, le mouvement de la deuxième phase de la cinquième crise commence, c’est la réponse des mouvements à la montée de l’extrême-droite et au trumpisme.
Mais, comme dans le cas des crises précédentes, ce mouvement de la cinquième crise pourrait évoluer et caractériser ensuite la nouvelle phase du mode de production ou le nouveau mode de production.

  1. Le débat idéologique principal porte sur la démocratie et sa redéfinition.

Les idéologies d’extrêmes-droites et les autoritarismes sont en plein renforcement.
Les dictatures, et les régimes autoritaires s'affirment de plus en plus.
Mais, l'anti-autoritarisme n'a pas disparu, il est toujours vivace.

La référence très importante à la démocratie occidentale comme principale forme de référence de démocratie entraîne une grande méfiance dans les pays des Suds et discrédite l’idée même de la démocratie.
La mondialisation du capital est un des principaux facteurs de la crise générale des institutions politiques.

Les libertés sont toujours revendiquées par les luttes des peuples.
Mais, les libertés réduites au libertarien sont vécues comme un piège occidental.
L'égalité reste une valeur de référence et une revendication constante.
Mais, elle aussi résiste mal à la référence à l’exemple occidental.

L'enjeu majeur de la période, les aspirations des peuples, ce sont la redéfinition et la défense de l’égalité et des libertés.
C’est la référence à une culture démocratique complète.
A une démocratie réelle, locale, nationale, étatique, et internationale.

  1. Les débats dans les grandes religions et dans la laïcité sont intenses et contradictoires.

Les idéologies conservatrices, voire dictatoriales, paraissent victorieuses.
Mais les évolutions sont plus complexes.
Le processus de sécularisation, l'élévation du niveau de formation des peuples, progresse dans le monde.
Mais il n'efface pas l'influence, même relativisée, des religions.

Les Églises chrétiennes restent multiples et divisées et les lignes réactionnaires progressent, mais elles ne l’ont pas emporté.

Il en est de même pour l’hindouisme, divisé, en mutation, avec ses tendances contradictoires dont certaines réactionnaires.

Le judaïsme, avec un fort repli identitaire, confronté au sionisme et à la politique d’Israël, reconnu aujourd’hui par de nombreuses institutions internationales comme génocidaire, reste violemment divisé et contradictoire.

L'islam qui progresse et dont, pour l’islamisme, la branche la plus réactionnaire semble plutôt en recul.
L'islamophobie recule, malgré l’attaque de l’extrême-droite, de la droite et d’une part de la gauche occidentale
Le maire de Londres et le maire de New York sont, tous les deux, musulmans, et élus démocratiquement, ce qui témoigne d’un recul certain, même relatif, de l'islamophobie.

Les laïcs organisés se partagent, comme les différentes églises.
En même temps, la sécularisation s’affirme ; les rapports sociaux du civil au religieux, entre États et Églises se distancient et les Églises abandonnent certaines fonctions civiles.
La laïcité, le caractère laïque s’affirme, avec la séparation de la société civile et de la société religieuse qui se différencie par rapport au laïcisme et qui donne aux institutions un caractère non religieux,

 

  1. Les guerres et les risques de guerre mondiale.

Chaque période de crise est marquée par des guerres internationales, voire mondiales.

Aujourd'hui de nombreuses guerres ont des répercussions mondiales ; la Palestine, Israël et le Moyen Orient ; l’Ukraine ; le Soudan ; …
Trump reconnaît la profondeur de la crise des États Unis, avec sa valse incongrue des taxes douanières ; en cherchant à s’imposer partout et en intervenant militairement au Moyen Orient et en Amérique Latine.

La concurrence entre les États-Unis, la Russie, la Chine et l’UE ouvre une période de fortes incertitudes.
L’affrontement économique entre États-Unis et Chine à l’échelle planétaire polarise les stratégies internationales des grandes régions du monde ; elle prépare l’accentuation des contradictions avec les Suds.
Israël entend remodeler le Proche-Orient à son profit en éliminant « la question palestinienne » et en profitant des faiblesses de ses voisins immédiats (Liban, Syrie, Iran).
L’UE risque une crise profonde en peinant à former un pôle indépendant entre les États Unis et la Chine.
La Russie s’allie tantôt avec l’un, tantôt avec l’autre, en fonction de ses intérêts, et n’hésite pas à intervenir militairement.

Les crises du mode de production accroissent les menaces de guerres.
Le rapport entre la crise des États-Nations et les guerres est en évolution et doit être compris et approffondi.

La menace nucléaire s'accentue et se banalise.
Les risques d'une nouvelle guerre mondiale existent.

 

Ce qui en limite encore les risques :
La dissuasion nucléaire (destruction mutuelle assurée) ; la mondialisation ; l’économie mondiale trop interconnectée pour l’instant ; l’opinion publique mondiale de moins en moins tolérante à l’idée de guerre ; les technologies de surveillance ; la diplomatie en temps réel ; la diplomatie multilatérale ; l’interdépendance économique.

Ce qui les accroît :
Les conflits : États-Unis contre la Chine ; Taïwan ; OTAN recomposé contre la Russie ; la guerre en Ukraine ; Iran contre Israël et États-Unis ; l’escalade régionale possible au Moyen-Orient ; Israël et États-Unis contre Palestine ; après Gaza, les tensions en Palestine, au Liban, en Syrie, au Yémen ; le démantèlement et le non-renouvellement des traités de désarmement (INF, New START) ; l’érosion du rôle de l’ONU comme arbitre de paix crédible.

  1. Le droit international est en danger

Le droit international s’est développé au XVIIe et XVIIIème siècle avec l’État moderne.
Le droit international organise le cadre juridique des relations internationales.
Les accords entre États sont très anciens, le traité entre Ramsès II et les Hittites date de - 1274 av JC.
Les accords entre États ont précédé les relations internationales.
Les institutions internationales commencent au 19ème siècle avec la convention sur le droit de la mer en 1856 et la convention de Genève sur le droit humanitaire en 1864.

La SDN est créée en 1920 ; l’ONU, les Nations Unies sont créées en 1945.
Les rapports entre Peuples, États, Nations déterminent les relations internationales.
Les Nations Unies s’appellent les Nations ; ce sont des États ; la Charte des Nations Unies commence par « Nous les peuples ».

Première phase de la décolonisation, l’indépendance des États ; elle est à peu près terminée ; en dehors de la Palestine et les 22 autres colonies reconnues par les Nations Unies.

Les principales Organisations internationales sont : l’ONU, le Conseil de sécurité (avec droit de veto d’un membre permanent), l’Assemblée Générale de l’ONU, la Cour Internationale de Justice, l’OMC (Commerce), l’OIT (Travail), la Cour Pénale Internationale, l’OMS (Santé), la Banque Mondiale, le FMI.
La Convention cadre des changements climatiques date de 1992, L’Accord de Paris de 2015.
Le but des relations internationales est, en principe, d'éviter les conflits armés.
Les principes sont le règlement pacifique des différends, la non intervention et l'interdiction du recours à la force et les relations entre Acteurs internationaux (États, organisations internationales, entreprises, ONG)
La défense du droit international, un des enjeux majeurs de la période, est remis en cause par l’évolution de la mondialisation et la nouvelle phase du mode de production qui affaiblit le droit international.

Le bilan de l'ONU et des institutions internationales est faible ; alors qu’elles n'ont jamais été aussi nécessaires.
Les grandes questions posées à l'Humanité (inégalités, climat, lutte contre le banditisme, ...) appellent des réponses à construire non pas à l'échelle des États mais à l'échelle de la planète.
Il faut donc à la fois défendre ces institutions internationales et les refonder radicalement.
Une nouvelle architecture des institutions internationales est indispensable, c'est l'un des enjeux qui défient l'alter-mondialisme.

Il s'agit notamment des acteurs étatiques, ou des pays, et des acteurs non étatiques, des organisations intergouvernementales, des organisations non-gouvernementales, des traités, des entreprises multinationales, des rapports de force, de la guerre, des États, de la paix, des enjeux mondiaux, du terrorisme, du climat, de la corruption, du banditisme, des droits, de la coopération internationale, du droit international.
On peut aussi citer : la mondialisation, l'État, l'écologie et le développement durable, la prolifération nucléaire, le nationalisme, le développement économique, la finance internationale, les droits de l'homme …

  1. L’alter-mondialisme, une nouvelle forme de l’internationalisme.

À chaque phase du capitalisme correspond une nouvelle forme de l’internationalisme et de l’altr-mondialisme.
L’alter-mondialisme est à la fois une nouvelle forme, un élargissement et un prolongement de l’internationalisme.
Internationalisme et alter-mondialisme sont complémentaires.

Les quatre internationales.
La 1ère internationale correspondait au capitalisme industriel et à la crise financière de 1864.
La 2ème Internationale commence en 1889, se divise en 1914, et regroupe encore aujourd’hui les partis sociaux-démocrates.
La Troisième internationale répond au fordisme, le Komintern est créé par Lénine en 1919 et porté par l’Union Soviétique dès 1917, il est dissout par Staline en 1943.
La quatrième internationale, créée par Trotski en 1938, existe toujours mais est depuis très fragmentée.

L’internationalisme évolue en réponse aux différentes crises financières mondiales.
La crise de 1873 (jusqu’à 1896) avec la naissance et la crise du capitalisme industriel et financier moderne
La crise de 1929 (1914 à 1945) met en crise le fordisme mais ne l’interrompt pas.
En 1976 (1973 à 1985), c’est la réponse au choc pétrolier, à la stagflation et au néolibéralisme.
En 2008, les subprimes, l’Égypte et le Maghreb, les indignés, les occupys.
Chacune de ces crises a donné naissance à des résistances et des courants internationalistes.
En 2022 crise post COVID, inflation et tensions géopolitiques et guerres (Moyen Orient, Ukraine, Soudan).

En 1999, l’altermondialisme se formalise avec les forums sociaux mondiaux (FSM).
À travers les crises économiques majeures du capitalisme, chaque événement a renforcé, d’une manière ou d’une autre, les mouvements de résistance et les idées internationalistes et altermondialistes.

La crise financière mondiale de 2008, déclenchée par l'effondrement des subprimes aux États-Unis démontre que le capitalisme qui était supposé diriger le monde après l’effondrement de l’Union Soviétique, entrait lui-même en crise structurelle.
De 2011 à 2015, se succèdent les mouvements en Afrique, en Égypte et en Tunisie, les Indignés (2011), Ocupy Wall Street en 2011, et les deux FSM (2013 et 2015)

La crise de 2022 a confirmé la fragilité des systèmes économiques mondiaux interconnectés, les injustices sociales et environnementales, la dépendance aux énergies fossiles, les inégalités mondiales, la montée des autoritarismes, l’exploitation des Suds, la militarisation renforcée et la montée des guerres.
Les mouvements internationalistes ont souvent cherché à lier les luttes locales à une perspective mondiale, insistant sur l'unité des travailleurs et des peuples.
L’internationalisme s’est détaché du mouvement des internationales périodiques pour devenir une référence autonome, un mouvement, impliquant le dépassement du nationalisme, du mondialisme capitaliste et de la financiarisation.

L’Internationalisme s’appuyait d’abord sur le mouvement ouvrier du Nord,
L’alter-mondialisme progresse dans les sociétés du Sud et du Nord.
Il élargit son assise au-delà du mouvement ouvrier, à la paysannerie pauvre, aux peuples indigènes, aux contestations féministes et écologistes.
L'alter-mondialisme, quant à lui, est né comme une réponse aux effets destructeurs de la mondialisation néolibérale, cherchant à promouvoir une autre vision de la mondialisation, sociale, solidaire et écologiste.
L’alter-mondialisme propose la complémentarité entre l’internationalisme et la mondialisation.
Il évite la confusion entre internationalisation et internationalisme.

 

  1. Droit international, démocratie mondiale, internationalisme et alter-mondialisme

Le droit international est aujourd’hui détourné et attaqué ; sa défense et sa progression sont des préalables de la défense de la démocratie mondiale.
L’internationalisme garde une grande actualité ; d’autant plus que la mondialisation capitaliste est devenue dominante et qu’elle a pris des formes nouvelles.

L’alter-mondialisme tient compte de la montée des nationalismes et de la crise des États-Nations.
L’alter-mondialisme représente, avec les Forums Sociaux Mondiaux, une nouvelle forme d’internationalisme.

Les crises du capitalisme et les mouvements internationaux, y compris l'alter-mondialisme, ont été des évènements différemment interconnectés dans les différents périodes de l'histoire.

Chaque crise du capitalisme reflète des dynamiques économiques mondiales, tout en étant également influencée par des facteurs politiques et sociaux locaux, ce qui a entraîné une diversité de réponses dans le monde entier.

[2]. Ce texte a été présenté et discuté à plusieurs reprises. La première fois à une réunion du Réseau coopératif Gauche Alternative, issu de Ensemble! avec une quarantaine de personnes, dont plusieurs qui sont intervenues avec des réflexions sur la première version, comme dans les présentations dans d’autres groupes. Bruno Della Sudda, Christophe Lemasson et Mariano Bona qui ont participé à cette réunion ont rédigé des propositions de corrections que j’ai largement reprises. Il sera proposé à la discussion de la rencontre IPAM du 10 janvier 2026, au numéro de la revue Les Possibles, d’ATTAC à paraître en janvier 2026, et aux publications qui voudront le discuter. D’autres propositions peuvent être envoyées à massiah@wandoo.f

[3].Guillaume Duval ; Pourquoi ni la Chine, ni les États-Unis, ne domineront le monde. Le nouvel-obs ; 02012026. https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/02/chine-etats-unis-domination-mondiale/

Franck Gaudichaud, Venezuela, Pourquoi l’impérialisme américain se déchaîne à nouveau, blast, 03012026.
https://www.franceameriquelatine.org

Venezuela : Washington annonce prendre le contrôle de la commercialisation du pétrole national « pour une période indéterminée »

Lire la suite de l’article ici.

[4] Parmi les premières réactions et présentations de Gen Z ou Generation Z. Vijay Prashad - Gen Z - Seven Theses on the Gen Z Uprisings in the Global South: The Forty-Third Newsletter (2025) - 13102025
JF Bayart – La Génération Z incarne une contestation ambivalente – Le Monde – 09112025
Démocratie & Socialisme – dossier : Révoltes Gen Z : Anatomie d’une vague de fond – 01112025
Michel Rogaski – La Génération Z bouscule tout sur son passage - Recherches internationales - 09122025
Alain Bertho – La Gen Z face à la corruption du monde – Terrestres – 0912202

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