Articles et interventions

Les défis du FSM – The challenges of the WSF – FR, EN, ES, PO – 4x5p – 18.02.2021 – FSM

Après le FSM 2021

Les défis de l’altermondialisme et des Forums Sociaux Mondiaux

Intervention à la session du Conseil International du 21 février 2021

Gustave Massiah

1.

Partir d’une étape réussie du renouvellement des Forums sociaux mondiaux

Le FSM virtuel de janvier 2021 s’est très bien passé, beaucoup mieux qu’on n’aurait pu le craindre compte tenu de la situation générale, des contraintes de la pandémie et du temps très court de préparation.

Les données sur la participation (9500 inscrits de 144 pays dont 1300 associations ; et 800 activités, dont près de 150 sur des initiatives et des mobilisations) sont disponibles à partir du lien suivant :

https://owncloud.rio20.net/index.php/s/sRMpSjYA2kFWXXw

Le Forum a été confronté, du fait de la pandémie, à la nécessité d’organiser un forum virtuel.

Le numérique ouvre de nouvelles contradictions. Il permet certes des échanges internationaux sans vols internationaux et sans visas. Mais il manque la force des rencontres et le caractère festif et créatif du présentiel.

La démarche engagée par le Conseil International a été de mettre en avant de nombreux réseaux internationaux qui rappellent la nécessité d’une dimension internationale. Malgré les limites, qu’il faut analyser, cette démarche et l’engagement des trois groupes de travail (Facilitation, communication, finances) a permis de réussir cette étape de renouvellement des Forums sociaux mondiaux).

2.

Construire une nouvelle phase de l’altermondialisme

Le FSM virtuel 2021 est une étape dans la construction d’une nouvelle phase de l’altermondialisme. Chaque phase de l’altermondialisme est une réponse à la logique dominante du capitalisme dans sa phase néolibérale et s’appuie sur des formes de mobilisations. Dès 1980, la première phase avançait le refus des Plans d’ajustement structurel et de la dette ; elle a été portée par les comités des peuples du Sud contre la dette et les PAS. A partir de 1989, le mot d’ordre, contre le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC, était : le droit international ne doit pas être subordonné au droit des affaires ; elle a été portée par les grands manifestations contre les institutions internationales. La troisième phase, celle des Forums sociaux mondiaux, après Seattle en 1999, avançait : un nouveau monde est possible et nécessaire ; elle a été portée par les mouvements sociaux et les Forums sociaux mondiaux.

Pour apprécier la nouvelle phase, il faut partir de l’évolution du capitalisme et du néolibéralisme : à partir de 2008, la crise financière et le néolibéralisme austéritaire, associant austérité et autoritarisme ; la montée de l’urgence climatique ; la crise de la pandémie. Il faut aussi tenir compte des formes de mobilisations : à partir de 2011, les révolutions arabes, les indignés, les occupy. Puis entre 2017 et 2019, des insurrections dans plus de 49 pays.

La nouvelle phase de l’altermondialisme répondra à cette nouvelle situation après la crise financière et sociale et aux réponses des mouvements à la crise de la pandémie et du climat et à ses conséquences sociales et politiques.

3.

Rappeler l’urgence de la dimension internationale

A une situation par définition mondiale, celle d’une pandémie, les réponses ont été d’abord nationales et étatiques. Cette situation a démontré les limites des institutions internationales, elle a remis en cause la croyance dans la prédominance du marché mondial capitaliste. Elle interroge aussi les mouvements sur la nécessaire réinvention de l’internationalisme et de l’altermondialisme et sur le rôle que doivent jouer les forums sociaux mondiaux.

Les mouvements sont confrontés à la nécessaire redéfinition de l’articulation entre les échelles. Le niveau local s’est imposé comme celui de la survie et de la redéfinition des rapports. La prise de conscience s’est renforcée sur la nécessité et la possibilité de nouveaux rapports sur les manières de travailler, la différence entre ce qui est essentiel et ce qui est profitable, entre les premiers de cordée et les premiers de corvée. Une définition proposée est de considérer le local comme ce qui est universel moins les murs. Les mouvements sociaux et citoyens n’ont pas de sens sans un ancrage local.

Le national mêle l’identité, les frontières et l’Etat. On a pu assister à la prise de conscience d’une intervention publique qui ne se réduit pas à l’étatique et qui s’impose avec l’accès aux droits et aux services publics. De même, l’identité ne se résume pas à l’identité nationale et s’élargit suivant la définition d’Edouard Glissant aux identités multiples de chacun.e.

Les mouvements sociaux et citoyens en réaffirmant leur refus d’une mondialisation néolibérale et capitaliste mettent en avant la nécessité d’une mondialité solidaire, celle d’un autre monde possible et nécessaire. C’est ce qu’ont apporté les forums sociaux mondiaux.

4.

Partir des grandes régions géoculturelles

La dimension internationale passe par les grandes régions géoculturelles. C’est à cette échelle que se réorganise les enjeux écologiques, économiques, sociaux et politiques.

De ce point de vue, le FSM 2021 a montré ses limites. Autant du point de vue des participants que des associations. L’importance du Brésil et des autres pays d’Amérique Latine est plutôt une bonne nouvelle. L’Europe a été assez présente. C’est la faible participation des autres régions qui est une mauvaise nouvelle. Particulièrement de l’Asie et aussi de l’Afrique et du Moyen Orient.

L’échelle des continents n’est probablement pas la plus adéquate. C’est l’échelle des grandes régions géoculturelles qui prend de plus en plus d’importance. Un des décomptes possibles est de distinguer 18 grandes régions (3 en Asie ; 4 en Afrique ; 1 au Moyen Orient ; 4 en Amérique Latine et aux Caraïbes ; 1 en Amérique du Nord ; 4 en Europe ; 1 en Océanie).

La définition des régions peut aussi partir des liaisons entre les mouvements. Les nouveaux réseaux internationaux de mouvements sont en général organisés à partir d’une ou plusieurs régions géoculturelles.

Pour consolider les forums sociaux mondiaux, la proposition est de les préparer par des forums nationaux et régionaux.

5.

Approfondir les grands débats de la transition

Un très grand nombre de thèmes ont été abordés dans les 800 activités du Forum, à travers les panels de discussion proposés par le groupe de facilitation et les multiples activités autogérées proposées par les organisations. On trouvera le programme avec le lien suivant  https://join.wsf2021.net/?q=fr/programa-evento

Certains thèmes portés par des réseaux associatifs et des forums thématiques ont fait l’objet de séries de webinaires. C’est notamment le cas du Climat, de l’Economie sociale et Solidaire, de l’Education, du logement, des migrations, de la Paix, de la santé et la pandémie, de Science et Démocratie. Ils seront approfondis par les Forums thématiques et se prolongeront dans la FSM de 2022.

Les grands thèmes de la transition ont été abordés : le social et les inégalités, l’écologie, la démocratie, la géopolitique. Il n’y a pas eu de conclusions qui fassent

l’objet de textes ou de déclarations suffisamment explicites proposées à la discussion. C’est un travail que le Conseil International devrait organiser.
De même, il n’y a pas eu de prises de positions issues du Forum et proposées au débat public sur toute une série de questions, abordées mais non finalisées : l’austéritarisme, l’évolution du capitalisme, la démocratie, les dérives autoritaires, les vaccins, la santé publique, les Firmes multinationales, les GAFAM, le numérique, etc.

Le Conseil International pourrait définir une démarche en ce sens.

6.

Renforcer les mouvements sociaux et citoyens

Le Forum Social Mondial est constitué par les mouvements sociaux et citoyens. Il permet de renforcer la pluralité et la diversité des mouvements et de faciliter leur renforcement et leurs actions communes. Le grand nombre de mouvements géographiques et thématiques témoigne de l’importance de cet espace des mouvements.

Certains mouvements jouent aujourd’hui un rôle stratégique dans la dimension internationale des luttes. Leur présence a été inégale dans le Forum 2021. Sept mouvements participent à l’interpellation de la mondialisation néolibérale.

Les syndicats de salariés ont été présents avec des centrales syndicales européennes et sud-américaines. Les mouvements paysans ont été peu présents, notamment La Via Campesina, malgré la très importante lutte des paysans indiens.

Les mouvements de femmes ont été assez présents dans leur diversité. Les mouvements de migrants ont été assez présents. Les mouvements des peuples autochtones ont été actifs. Les mouvements contre les discriminations et les racismes, porteurs de la continuité de la décolonisation, ont été très actifs. Les mouvements écologiques ont été présents grâce aux forums suédois, norvégiens et finlandais.

Le renforcement des mouvements sociaux et citoyens pose aussi une question souvent débattue, celle de l’« ongéisation » des mouvements. Elle recoupe très partiellement la question de l’orientation politique ; il y a des mouvements sociaux très réformistes et des ongs très radicales. Elle recoupe beaucoup plus le rôle et l’évolution des mouvements associatifs dans les sociétés et l’ongéisation comme une des formes de subordination, par l’intermédiaire des financements, aux Etats et aux entreprises.

7.

Appuyer et étendre les résistances

Cette question a été très présente. L’austéritarisme s’est traduit par des régimes autoritaires appuyés sur des idéologies nationalistes et d’extrême droite. Le comportement des Etats dans le traitement de la crise de la pandémie a libéré des tendances très autoritaires. Ces tendances peuvent se renforcer avec l’évolution de la crise sanitaire. On peut craindre une « stratégie du choc » pour réaffirmer le pouvoir des Etats et des multinationales. Une hypothèse d’un passage, dans certains pays, de l’austéritarisme à un fascisme néolibéral ne peut pas être exclue.

Les mouvements seront confrontés à la nécessité de la résistance. Elle comportera un premier volet de luttes pour les libertés démocratiques, pour l’’égalité d’accès aux droits. Elle nécessitera aussi une bataille contre l’hégémonie culturelle de la phase actuelle du capitalisme, contre les idéologies identitaires, sécuritaires et discriminatoires.

Ce sera une des principales tâches du Forum Social Mondial : soutenir et relier les résistances.

8

Mettre en œuvre les alternatives

Les contradictions de la situation vont s’approfondir avec la crise du néolibéralisme et du capitalisme. La conjonction de la crise sociale, de la crise écologique, de la crise sanitaire et de la crise démocratique renforce la prise de conscience des bouleversements en cours. Avec de grands dangers et de grandes possibilités. Pour rappeler Gramcsi, le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. Les mouvements doivent participer à la construction du nouveau monde. Les alternatives au capitalisme existent, du local avec les transformations, au national avec les luttes pour les droits. Comme des préfigurations du capitalisme existaient déjà dans le féodalisme, les mouvements peuvent identifier et appuyer les préfigurations du dépassement du capitalisme dans les sociétés actuelles. A l’exemple de l’économie sociale et solidaire qui cherchent de nouvelles voies de production tout en luttant contre les récupérations en tout genre. Le Forme Social Mondial devrait identifier, rendre visible et renforcer toutes les tentatives de dépassement du néolibéralisme et du capitalisme

9.

Réinventer le politique

L’impératif démocratique nécessite une réinvention du politique. La méfiance des citoyens est considérable ; elle remet en cause les formes représentatives et délégatives. La question démocratique concerne toutes les sociétés, à toutes les échelles, locales, nationales, mondiales. Elle concerne aussi les mouvements et le Forum Social Mondial.

On retrouve cette question dans l’appréciation des tentatives de gouvernements progressistes. Comment concilier une transformation sociale et écologique radicale avec une démocratie réelle ? Comment définir, dans des périodes de transition difficiles, des rapports démocratiques entre mouvements, partis et gouvernements ?

Dans la situation actuelle, les formes du politique sont interpellées. Immanuel Wallerstein disait au Forum Social Mondial de Detroit : c’est vrai qu’il y a 1% et 99% ; mais 99% ça ne suffit pas pour faire une majorité !

Nous devons trouver des modes de coordinations entre les « formes mouvements » et les « formes partis ». Les mouvements doivent définir le rôle politique qu’ils peuvent jouer. Les partis doivent abandonner leur prétention d’organisations d’avant-garde destinées à diriger les mouvements. Ils doivent aussi revoir leur stratégie (créer un parti, pour conquérir l’Etat, pour changer la société) qui instaure l’Etat en seul acteur du changement. A ces conditions, les partis, en tant que mouvements, peuvent trouver leur place au Forum Social Mondial.

10.

Inventer de nouvelles formes d’organisation du forum social mondial

La nouvelle situation implique de renouveler les formes d’organisation. Il s’agit de l’organisation du Forum Social Mondial en tant qu’événement et en tant que processus. Il s’agit aussi du rôle, de la composition et de l’organisation du Conseil International.

Le débat est ouvert et c’est tout à fait normal. Il y a d’ailleurs eu plusieurs modifications dans l’organisation des Forums sociaux mondiaux.

Parmi les positions exprimées, le débat s’est focalisé autour de positions dites « espace ouvert » ou « espace d’action ». Il est possible de construire un espace qui soit à la fois ouvert et d’action en tenant compte des propositions et des questions soulevées.

L’avantage de l’espace ouvert est de faciliter les alliances et d’éviter les clivages explicites. L’inconvénient est de conduire à une forme de paralysie et d’empêcher des prises de position au nom du FSM, créant un droit de veto de fait. Cet inconvénient est accentué par l’indifférence médiatique par rapport au Forum.

L’avantage de l’espace d’action est de permettre la prise de position du Forum et d’encourager les mobilisations et le soutien aux actions. L’inconvénient est d’ouvrir un espace d’affrontement sur les prises de position.

Est-il possible de trouver une proposition sur les prises de position qui invente une nouvelle forme qui évite le droit de veto d’un côté ou le fonctionnement qu’ont illustré certaines internationales de l’autre. Il s’agit de trouver un moyen de délier consensus et unanimité. Par exemple en poussant à l’adoption de textes qui peuvent être contradictoires et qui rendent publics le débat.
Il faut préciser que la parole n’est pas celle du Forum, c’est celle du Conseil International à redéfinir. On voit mal en effet une déclaration commune à 1300 organisations participant à un Forum.

Le débat pourra être conclu au Forum Social Mondial de 2022 à Mexico.

Les limites du FSM ne sont que partiellement liés à ses formes d’organisation ou à ses erreurs. Même si celles-ci ne doivent pas être ignorées. Elles viennent surtout de l’évolution des rapports de forces mondiaux. C’est de là qu’il faut partir pour définir les enjeux.

FSM virtuel 2021

 After WSF 2021

The challenges of alterglobalism and the World Social Forums 

Contribution to the session of the International Council of 21 February 2021

Gustave Massiah

1.

Building on a successful stage in the renewal of the World Social Forums

The virtual WSF in January 2021 was very successful, much better than might have been feared given the general situation, the constraints of the pandemic and the very short preparation time.

Data on participation (9600 registrants from 144 countries including 1300 associations; and 800 activities, including almost 150 on initiatives and mobilizations) are available from the following link : https://owncloud.rio20.net/index.php/s/sRMpSjYA2kFWXXw.

The Forum was confronted, due to the pandemic, with the need to organize a virtual forum.

The digital world opens up new contradictions. It certainly allows international exchanges without international flights and without visas. But it lacks the strength of encounters and the festive and creative nature of face-to-face meetings.

The approach taken by the International Council has been to put forward numerous international networks that underline the need for an international dimension. In spite of the limits, which must be analysed, this approach and the commitment of the three working groups (Facilitation, Communication, Finance) made it possible to succeed in this stage of renewal of the World Social Forums).

2.

Building a new phase of alterglobalism

The virtual WSF 2021 is a step in the construction of a new phase of alterglobalism. Each phase of alterglobalism is a response to the dominant logic of capitalism in its neoliberal phase and is based on forms of mobilization. As early as 1980, the first phase put forward the rejection of the Structural Adjustment Plans and the debt; it was carried by the People's Committees of the South against the debt and SAPs. From 1989 onwards, the watchword against the IMF, the World Bank and the WTO was: international law must not be subordinated to business law; it was carried by the major demonstrations against international institutions. The third phase, that of the World Social Forums, after Seattle in 1999, was advancing: a new world is possible and necessary; it was carried by social movements and the World Social Forums.

In order to appreciate the new phase, it is necessary to start from the evolution of capitalism and neo-liberalism: from 2008 onwards, the financial crisis and austeritarian neo-liberalism, combining austerity and authoritarianism; the rise of the climate emergency; the pandemic crisis. It is also necessary to take into account the forms of mobilization: from 2011, the Arab revolutions, the indignados, the occupy. Then between 2017 and 2019, insurrections in more than 49 countries.

The new phase of alterglobalism will respond to this new situation after the financial and social crisis and to the movements' replies to the pandemic and climate crisis and its social and political implications.

3.

Recall the urgency of the international dimension

To a situation that is by definition global, that of a pandemic, the responses were first and foremost national and state-based. This situation demonstrated the limits of international institutions, it challenged the belief in the predominance of the capitalist world market. It also questions the movements on the needed reinvention of internationalism and alterglobalism and on the role to be played by the world social forums.

The movements are confronted with the necessary redefinition of the articulation between levels. The local level has emerged as the level of survival and the redefinition of relationships. Awareness has grown of the need and the possibility of new relations on ways of working, the difference between what is essential and what is profitable, between the first of the classes and the first of the labours. A proposed definition is to consider the local as that which is universal minus the walls. Social and citizen movements have no meaning without a local basis.

The national mixes identity, borders and the state. There has been a growing awareness of public intervention that is not limited to the state and which is essential with access to rights and public services. In the same way, identity is not just national identity and is extended, according to Edouard Glissant's definition, to the multiple identities of each individual.

By reaffirming their rejection of neo-liberal and capitalist globalization, social and citizen  movements are highlighting the need for a globality of solidarity, that of another possible and necessary world. This is what the World Social Forums have brought about.

4.

Starting from the major geocultural regions

The international dimension involves the major geocultural regions. It is on this scale that ecological, economic, social and political issues are reorganized.

From this point of view, WSF 2021 has shown its limits. Both from the point of view of the participants and the associations. The importance of Brazil and other Latin American countries is rather good news. Europe was quite present. It is the low participation of other regions that is bad news. Particularly from Asia and also from Africa and the Middle East.

The scale of the continents is probably not the most adequate. It is the scale of the large geo-cultural regions that is becoming more and more important. One of the possible counts is to distinguish 18 major regions (3 in Asia; 4 in Africa; 1 in the Middle East; 4 in Latin America and the Caribbean; 1 in North America; 4 in Europe; 1 in Oceania).

The definition of regions can also be based on the links between movements. New international networks of movements are generally organized around one or more geo-cultural regions.

To consolidate the world social forums, the proposal is to prepare them by national and regional forums.

5.

Deepening the major debates of the transition

A very large number of themes were addressed in the Forum's 800 activities, through the discussion panels proposed by the Facilitation Group and the many self-managed activities proposed by the organizations. The program can be found at the following link https://join.wsf2021.net/?q=fr/programa-evento

Some of the themes raised by associative networks and thematic forums were the subject of a series of webinars. These include Climate, Social and Solidarity Economy, Education, Housing, Migration, Peace, Health and the Pandemic, Science and Democracy. They will be deepened by the Thematic Forums and will continue in the WSF of 2022.

The main themes of the transition have been addressed: social and inequalities, ecology, democracy, geopolitics. There were no conclusions that would make

the subject of sufficiently explicit texts or statements proposed for discussion. This is a work that the International Council should organize.

Similarly, no positions were taken at the Forum and proposed for public debate on a whole series of issues, which were addressed but not finalized: austeritarianism, the evolution of capitalism, democracy, authoritarian abuses, vaccines, public health, multinational firms, GAFAM, digital technology, etc. The International Council should organize this work.

The International Council could define an approach in this direction.

6.

Strengthening social and citizens' movements

The World Social Forum is made up of social and citizen movements. It helps to strengthen the plurality and diversity of the movements and to facilitate their strengthening and common actions. The large number of geographical and thematic movements demonstrates the importance of this space of movements.

Some movements today play a strategic role in the international dimension of struggles. Their presence in the 2021 Forum has been uneven. Seven movements are involved in challenging neo-liberal globalization.

Workers' unions were present along with European and South American trade union confederations. The peasant movements were not very present, notably La Via Campesina, despite the very important struggle of Indian peasants.

The women's movements were quite present in their diversity. Migrant movements have been quite present. The indigenous peoples' movements have been active. The movements against discrimination and racism, which are the bearers of the continuity of decolonization, have been very active. The environmental movements have been present through the Swedish, Norwegian and Finnish forums.

The strengthening of social and citizens' movements also raises an often debated issue, that of the "ongéisation" of movements. It overlaps very partially with the question of political orientation; there are very reformist social movements and very radical NGOs. It has much more to do with the role and evolution of associative movements in societies and the "ongéisation" as one of the forms of subordination, through funding, to states and companies.

7.

Support and extend resistances

This issue has been very much on the agenda. Austeritarianism has resulted in authoritarian regimes based on nationalist and extreme right-wing ideologies. The behaviour of states in dealing with the pandemic crisis has liberated very authoritarian tendencies. These tendencies may be reinforced as the health crisis evolves. A "shock strategy" to reaffirm the power of states and multinationals is to be expected. A hypothesis of a shift in some countries from austeritarianism to neo-liberal fascism cannot be excluded.

The movements will be confronted with the need for resistance. It will include a first phase of struggles for democratic freedoms, for equal access to rights. It will also require a battle against the cultural hegemony of the current phase of capitalism, against identity, security and discriminatory ideologies.

This will be one of the main tasks of the World Social Forum: to support and connect resistance.

Implementing alternatives

The contradictions of the situation will deepen with the crisis of neoliberalism and capitalism. The conjunction of the social crisis, the ecological crisis, the health crisis and the democratic crisis is increasing awareness of the upheavals taking place. With great dangers and great opportunities. As Gramcsi reminds us, the old world is dying, the new world is slow to appear and in this chiaroscuro the monsters are rising. The movements must participate in the construction of the new world. Alternatives to capitalism exist, from the local with the transformations, to the national with the struggles for rights. As prefigurations of capitalism

already existed in feudalism, movements can identify and support prefigurations of the surpassing of capitalism in today's societies. One example is the social and solidarity economy, which is looking for new ways of production while fighting against all kinds of recuperation. The World Social Form should identify, make visible and strengthen all attempts to overcome neoliberalism and capitalism.

9.

Reinventing politics

The democratic imperative requires a reinvention of politics. The distrust of citizens is considerable; it calls into question representative and delegating forms. The democratic question concerns all societies, at all levels, local, national and global. It also concerns movements and the World Social Forum.

It is a question that can be found in the assessment of attempts by progressive governments. How can radical social and ecological transformation be reconciled with real democracy? How to define, in difficult periods of transition, democratic relations between movements, parties and governments?

In the current situation, the forms of politics are being questioned. Immanuel Wallerstein said at the World Social Forum in Detroit: it is true that there are 1% and 99%; but 99% is not enough to make a majority!

We have to find ways of coordination between "movement forms" and "party forms". Movements must define the political role they can play. Parties must abandon their claim to be avant-garde organizations designed to lead movements. They must also review their strategy (creating a party, to conquer the state, to change society) which establishes the state as the sole actor of change. Under these conditions, parties, as movements, can find their place at the World Social Forum.

10.

Inventing new forms of organization of the World Social Forum

The new situation requires a renewal of organizational forms. This involves the organiation of the World Social Forum as an event and as a process. It is also about the role, composition and organization of the International Council.

The debate is open and this is quite normal. In fact, there have been several changes in the organization of the World Social Forums.

Among the positions expressed, the debate has focused on so-called "open space" or "space for action" positions. It is possible to build a space that is both open and a space for action by taking account of the proposals and questions raised.

The advantage of the open space is that it facilitates alliances and avoids explicit divisions. The disadvantage is that it leads to a form of paralysis and prevents positions being taken in the name of the WSF, creating a de facto veto. This disadvantage is accentuated by media indifference to the Forum.

The advantage of the space for action is that it allows the Forum to take a position and encourages mobilization and support for actions. The disadvantage is that it opens up a space for confrontation on the positions taken.

Is it possible to find a proposal on positions that invents a new form that avoids the right of veto on the one hand or the functioning that some internationals have illustrated on the other. It is a question of finding a way to untie consensus and unanimity. For example, by pushing for the adoption of texts that may be contradictory and that make the debate public.

It should be made clear that the Forum's voice is not the Forum's, but that of the International Council to be redefined. Indeed, it is difficult to see a common declaration for 1300 organizations participating in a Forum.

The debate could be concluded at the World Social Forum of 2022 in Mexico City.

The limits of the WSF are only partially linked to its forms of organization or its mistakes. Although these should not be ignored. They stem above all from the evolution of the global balance of power. It is from there that we must start to define what is at stake.

FSM virtuel 2021

traducido por DeepLPro sin corrección

 Después del FSM 2021

Los retos del altermundismo y los Foros Sociales Mundiales

Intervención en la sesión del Consejo Internacional del 21 de febrero de 2021

 

 Gustave Massiah

1.

Aprovechando una etapa de éxito en la renovación de los Foros Sociales Mundiales

El FSM virtual de enero de 2021 fue muy bien, mucho mejor de lo que se podía temer dada la situación general, las limitaciones de la pandemia y el escaso tiempo de preparación.

Los datos de participación (9500 inscritos de 144 países, incluyendo 1300 asociaciones; y 800 actividades, incluyendo casi 150 sobre iniciativas y movilizaciones) están disponibles en el siguiente enlace: https://owncloud.rio20.net/index.php/s/sRMpSjYA2kFWXXw.

Debido a la pandemia, el Foro se vio en la necesidad de organizar un foro virtual.

El entorno digital abre nuevas contradicciones. Ciertamente, permite los intercambios internacionales sin vuelos internacionales y sin visados. Pero le falta la fuerza de los encuentros y el carácter festivo y creativo de las reuniones cara a cara.

El enfoque adoptado por el Consejo Internacional ha sido el de proponer numerosas redes internacionales que nos recuerdan la necesidad de una dimensión internacional. A pesar de los límites, que deben ser analizados, este enfoque y el compromiso de los tres grupos de trabajo (Facilitación, Comunicación, Finanzas) han hecho posible el éxito de esta etapa de renovación de los Foros Sociales Mundiales).

2.

Construyendo una nueva fase del altermundismo

El FSM virtual 2021 es un paso en la construcción de una nueva fase del antiglobalismo. Cada fase del altermundismo es una respuesta a la lógica dominante del capitalismo en su fase neoliberal y se basa en formas de movilización. Ya en 1980, la primera fase planteó el rechazo a los Planes de Ajuste Estructural y a la deuda; fue apoyada por los Comités Populares del Sur contra la deuda y los PAE. A partir de 1989, la consigna contra el FMI, el Banco Mundial y la OMC fue: el derecho internacional no debe estar subordinado al derecho de los negocios; fue llevada por las principales manifestaciones contra las instituciones internacionales. La tercera fase, la de los Foros Sociales Mundiales, después de Seattle en 1999, avanzaba: un nuevo mundo es posible y necesario; lo llevaban los movimientos sociales y los Foros Sociales Mundiales.

Para apreciar la nueva fase, es necesario partir de la evolución del capitalismo y del neoliberalismo: a partir de 2008, la crisis financiera y el neoliberalismo austero, que combina austeridad y autoritarismo; el surgimiento de la emergencia climática; la crisis pandémica. También hay que tener en cuenta las formas de movilización: desde 2011, las revoluciones árabes, los indignados, la ocupación. Luego, entre 2017 y 2019, insurrecciones en más de 49 países.

La nueva fase del altermundismo responderá a esta nueva situación tras la crisis financiera y social y a las respuestas de los movimientos a la pandemia y a la crisis climática y sus consecuencias sociales y políticas.

3.

Recordando la urgencia de la dimensión internacional

En una situación que es por definición global, la de una pandemia, las respuestas fueron ante todo nacionales y estatales. Esta situación demostró los límites de las instituciones internacionales, desafió la creencia en el predominio del mercado mundial capitalista. También cuestiona los movimientos sobre la necesaria reinvención del internacionalismo y el altermundismo y sobre el papel que deben desempeñar los foros sociales mundiales.

Los movimientos se enfrentan a la necesaria redefinición de la articulación entre escalas. El nivel local ha surgido como l nivel de la supervivencia y la redefinición de las relaciones. Se ha tomado conciencia de la necesidad y la posibilidad de nuevas relaciones sobre las formas de trabajar, la diferencia entre lo esencial y lo rentable, entre lo primero y lo segundo. Una propuesta de definición consiste en considerar lo local como lo universal menos los muros. Los movimientos sociales y ciudadanos no tienen sentido sin un anclaje local.

Lo nacional mezcla la identidad, las fronteras y el Estado. Ha aumentado la conciencia de la intervención pública que no se limita al Estado y que se impone con el acceso a los derechos y servicios públicos. Del mismo modo, la identidad no es sólo la identidad nacional y se extiende, según la definición de Edouard Glissant, a las múltiples identidades de cada persona.

Al reafirmar su rechazo a la globalización neoliberal y capitalista, los movimientos sociales y ciudadanos ponen de manifiesto la necesidad de una globalidad solidaria, la de otro mundo posible y necesario. Esto es lo que han provocado los Foros Sociales Mundiales.

4.

A partir de las principales regiones geoculturales

La dimensión internacional abarca las principales regiones geoculturales. A esta escala se reorganizan las cuestiones ecológicas, económicas, sociales y políticas.

Desde este punto de vista, el FSM 2021 ha mostrado sus límites. Tanto desde el punto de vista de los participantes como de las asociaciones. La importancia de Brasil y otros países latinoamericanos es una buena noticia. Europa estaba muy presente. Lo que es una mala noticia es la baja participación de otras regiones. Especialmente de Asia y también de África y Oriente Medio.

La escala de los continentes no es probablemente la más adecuada. La escala de las grandes regiones geoculturales es cada vez más importante. Uno de los recuentos posibles es distinguir 18 grandes regiones (3 en Asia; 4 en África; 1 en Oriente Medio; 4 en América Latina y el Caribe; 1 en América del Norte; 4 en Europa; 1 en Oceanía).

La definición de las regiones también puede basarse en los vínculos entre los movimientos. Las nuevas redes internacionales de movimientos suelen organizarse en torno a una o varias regiones geoculturales.

Para consolidar los foros sociales mundiales, se propone prepararlos a través de foros nacionales y regionales.

5.

Profundizar en los grandes debates de la transición

En las 800 actividades del Foro se abordaron un gran número de temas, a través de los paneles de debate propuestos por el Grupo Facilitador y las numerosas actividades autogestionadas propuestas por las organizaciones. El programa se puede encontrar en el siguiente enlace https://join.wsf2021.net/?q=fr/programa-evento

Algunos de los temas llevados por las redes asociativas y los foros temáticos fueron objeto de una serie de seminarios web. Entre ellos se encuentran el clima, la economía social y solidaria, la educación, la vivienda, las migraciones, la paz, la salud y la pandemia, la ciencia y la democracia. Se profundizará en los Foros Temáticos y se continuará en el FSM de 2022.

Se abordaron los principales temas de la transición: social y desigualdades, ecología, democracia, geopolítica. No hubo conclusiones que hicieran

el objeto de los textos o declaraciones suficientemente explícitas que se proponen para el debate. Esta es una tarea que debería organizar el Consejo Internacional.

Asimismo, en el Foro no se tomaron posiciones y se propusieron para el debate público toda una serie de temas, que se abordaron pero no se concretaron: el austeritarismo, la evolución del capitalismo, la democracia, los abusos autoritarios, las vacunas, la salud pública, las empresas multinacionales, el GAFAM, lo digital, etc. El Consejo Internacional debería organizar este trabajo.

El Consejo Internacional podría definir un enfoque en este sentido.

6.

Reforzar los movimientos sociales y ciudadanos

El Foro Social Mundial está formado por movimientos sociales y ciudadanos. Ayuda a fortalecer la pluralidad y diversidad de los movimientos y a facilitar su fortalecimiento y acciones comunes. El gran número de movimientos geográficos y temáticos atestigua la importancia de este espacio de movimientos.

Algunos movimientos desempeñan hoy un papel estratégico en la dimensión internacional de las luchas. Su presencia en el Foro 2021 ha sido desigual. Siete movimientos participan en el desafío a la globalización neoliberal.

Los sindicatos estuvieron presentes junto con las centrales sindicales europeas y sudamericanas. Los movimientos campesinos no estaban muy presentes, especialmente La Vía Campesina, a pesar de la importantísima lucha de los campesinos indios.

Los movimientos de mujeres estuvieron muy presentes en su diversidad. Los movimientos migratorios han estado muy presentes. Los movimientos de los pueblos indígenas han sido activos. Los movimientos contra la discriminación y el racismo, portadores de la continuidad de la descolonización, han sido muy activos. Los movimientos ecológicos han estado presentes gracias a los foros sueco, noruego y finlandés.

El fortalecimiento de los movimientos sociales y ciudadanos plantea también una cuestión que se debate a menudo, la de la "ongéisación" de los movimientos. Se solapa muy parcialmente con la cuestión de la orientación política; hay movimientos sociales muy reformistas y ONG muy radicales. Tiene mucho más que ver con el papel y la evolución de los movimientos asociativos en las sociedades y la "ongéisación" como una de las formas de subordinación, a través de la financiación, a los Estados y a las empresas.

7.

Soporte y ampliación de resistencias

Este tema ha estado muy presente. El austeritarismo ha dado lugar a regímenes autoritarios basados en ideologías nacionalistas y de extrema derecha. El comportamiento de los Estados a la hora de afrontar la crisis pandémica ha desatado tendencias muy autoritarias. Estas tendencias pueden reforzarse a medida que evoluciona la crisis sanitaria. Podemos teme una "estrategia de choque" para reafirmar el poder de los Estados y las multinacionales. No se puede excluir la hipótesis de un cambio en algunos países del austeritarismo al fascismo neoliberal.

Los movimientos se enfrentarán a la necesidad de resistencia. Incluirá una primera parte de luchas por las libertades democráticas, por la igualdad de acceso a los derechos. También requerirá una batalla contra la hegemonía cultural de la fase actual del capitalismo, contra la identidad, la seguridad y las ideologías discriminatorias.

Esta será una de las principales tareas del Foro Social Mundial: apoyar y conectar las resistencias.

8

Aplicación de alternativas

Las contradicciones de la situación se profundizarán con la crisis del neoliberalismo y del capitalismo. La conjunción de la crisis social, la crisis ecológica, la crisis sanitaria y la crisis democrática refuerza la conciencia de los trastornos en curso. Con grandes peligros y grandes posibilidades. Recordando a Gramcsi, el viejo mundo está muriendo, el nuevo mundo tarda en aparecer y en este claroscuro surgen los monstruos. Los movimientos deben participar en la construcción del nuevo mundo. Existen alternativas al capitalismo, desde lo local con las transformaciones, hasta lo nacional con las luchas por los derechos. Como las prefiguraciones del capitalismo ya existían en el feudalismo, los movimientos pueden identificar y apoyar las prefiguraciones de la superación del capitalismo en las sociedades actuales. Un ejemplo es la economía social y solidaria, que busca nuevas formas de producción al tiempo que lucha contra todo tipo de recuperación. La Forma Social Mundial debe identificar, visibilizar y fortalecer todos los intentos de superar el neoliberalismo y el capitalismo.

9.

Reinventar la política

El imperativo democrático exige una reinvención de la política. La desconfianza de los ciudadanos es considerable; pone en duda las formas de representación y delegación. La cuestión democrática afecta a todas las sociedades, a todos los niveles, local, nacional y mundial. También se refiere a los movimientos y al Foro Social Mundial.

Es una cuestión que se puede encontrar en la evaluación de los intentos de los gobiernos progresistas. ¿Cómo se puede conciliar la transformación social y ecológica radical con la democracia real? ¿Cómo definir, en períodos difíciles de transición, las relaciones democráticas entre movimientos, partidos y gobiernos?

En la situación actual, se cuestionan las formas de la política. Immanuel Wallerstein dijo en el Foro Social Mundial de Detroit: es cierto que hay un 1% y un 99%; ¡pero el 99% no es suficiente para hacer una mayoría!

Debemos encontrar formas de coordinación entre las "formas de movimiento" y las "formas de partido". Los movimientos deben definir el papel político que pueden desempeñar. Los partidos deben abandonar su pretensión de ser organizaciones de vanguardia para dirigir los movimientos. También deben revisar su estrategia (crear un partido, conquistar el Estado, cambiar la sociedad) que establece al Estado como único actor del cambio. En estas condiciones, los partidos, como movimientos, pueden encontrar su lugar en el Foro Social Mundial.

10.

Inventar nuevas formas de organización del Foro Social Mundial

La nueva situación exige una renovación de las formas de organización. Se trata de la organización del Foro Social Mundial como evento y como proceso. También trata del papel, la composición y la organización del Consejo Internacional.

El debate está abierto y esto es muy normal. De hecho, ha habido varios cambios en la organización de los Foros Sociales Mundiales.

Entre las posiciones expresadas, el debate se ha centrado en las denominadas "espacio abierto" o "espacio de acción". Es posible construir un espacio que sea a la vez abierto y un espacio de acción teniendo en cuenta las propuestas y las cuestiones planteadas.

La ventaja del espacio abierto es que facilita las alianzas y evita las divisiones explícitas. El inconveniente es que conduce a una forma de parálisis e impide que se tomen posiciones en nombre del FSM, creando un veto de facto. Esta desventaja se ve acentuada por la indiferencia de los medios de comunicación hacia el Foro.

La ventaja del espacio de acción es que permite que el Foro se posicione y fomenta la movilización y el apoyo a las acciones. El inconveniente es que abre un espacio de confrontación sobre las posiciones adoptadas.

¿Es posible encontrar una propuesta de posiciones que invente una nueva forma que evite el derecho de veto por un lado o el funcionamiento que algunos internacionales han ilustrado por otro? Se trata de encontrar la manera de desatar el consenso y la unanimidad. Por ejemplo, impulsando la adopción de textos que puedan ser contradictorios y que hagan público el debate.

Hay que dejar claro que la voz del Foro no es la del Foro, sino la del Consejo Internacional que hay que redefinir. Es difícil ver una declaración conjunta de 1300 organizaciones participantes en un Foro.

El debate podría concluirse en el Foro Social Mundial de 2022 en Ciudad de México.

Los límites del FSM sólo están parcialmente relacionados con sus formas de organización o sus errores. Aunque no hay que ignorarlos. Provienen sobre todo de la evolución del equilibrio de poder mundial. A partir de ahí hay que empezar a definir lo que está en juego.

FSM virtuel 2021

traduzido para português por DeepL Pro sem correcção

Depois do FSM 2021

Os desafios do alterglobalismo e os Fóruns Sociais Mundiais

Intervenção na sessão do Conselho Internacional de 21 de Fevereiro de 2021

Gustave Massiah

1.

Construir sobre uma etapa de sucesso na renovação dos Fóruns Sociais Mundiais

O FSM virtual em Janeiro de 2021 correu muito bem, muito melhor do que se poderia temer dada a situação geral, os constrangimentos da pandemia e o muito curto tempo de preparação.

Dados sobre a participação (9500 inscritos de 144 países, incluindo 1300 associações; e 800 actividades, incluindo quase 150 sobre iniciativas e mobilizações) estão disponíveis a partir do seguinte link : https://owncloud.rio20.net/index.php/s/sRMpSjYA2kFWXXw.

O Fórum foi confrontado, devido à pandemia, com a necessidade de organizar um fórum virtual.

O ambiente digital abre novas contradições. Permite certamente o intercâmbio internacional sem voos internacionais e sem vistos. Mas falta-lhe a força dos encontros e a natureza festiva e criativa das reuniões presenciais.

A abordagem adoptada pelo Conselho Internacional tem sido a de apresentar numerosas redes internacionais que nos recordam a necessidade de uma dimensão internacional. Apesar dos limites, que precisam de ser analisados, esta abordagem e o empenho dos três grupos de trabalho (Facilitação, Comunicação, Finanças) tornou possível o sucesso nesta fase de renovação dos Fóruns Sociais Mundiais).

2.

Construir uma nova fase de alterglobalismo

O FSM Virtual 2021 é um passo na construção de uma nova fase de anti-globalismo. Cada fase do alterglobalismo é uma resposta à lógica dominante do capitalismo na sua fase neoliberal e baseia-se em formas de mobilização. Já em 1980, a primeira fase apresentou a rejeição dos Planos de Ajustamento Estrutural e da dívida; foi apoiada pelos Comités do Povo do Sul contra a dívida e os PAE. A partir de 1989, a palavra de ordem contra o FMI, o Banco Mundial e a OMC foi: o direito internacional não deve ser subordinado ao direito empresarial; foi levado a cabo pelas grandes manifestações contra as instituições internacionais. A terceira fase, a dos Fóruns Sociais Mundiais, depois de Seattle em 1999, estava a avançar: um novo mundo é possível e necessário; foi levada pelos movimentos sociais e pelos Fóruns Sociais Mundiais.

Para apreciar a nova fase, é necessário partir da evolução do capitalismo e do neoliberalismo: a partir de 2008, a crise financeira e o neoliberalismo austero, combinando austeridade e autoritarismo; o surgimento da emergência climática; a crise pandémica. É também necessário ter em conta as formas de mobilização: a partir de 2011, as revoluções árabes, os indignados, os ocupantes. Depois, entre 2017 e 2019, insurreições em mais de 49 países.

A nova fase do alterglobalismo responderá a esta nova situação após a crise financeira e social e às respostas dos movimentos à crise pandémica e climática e às suas consequências sociais e políticas.

3.

Recordando a urgência da dimensão internacional

Numa situação que é por definição global, a de uma pandemia, as respostas foram, antes de mais, respostas nacionais e estatais. Esta situação demonstrou os limites das instituições internacionais, desafiou a crença na predominância do mercado mundial capitalista. Também questiona os movimentos sobre a necessária reinvenção do internacionalismo e alterglobalismo e sobre o papel a ser desempenhado pelos fóruns sociais mundiais.

Os movimentos são confrontados com a redefinição necessária da articulação entre as escalas. O nível local emergiu como o nível de sobrevivência e a redefinição das relações. Cresceu a consciência da necessidade e da possibilidade de novas relações sobre formas de trabalho, da diferença entre o essencial e o rentável, entre o primeiro e o segundo. Uma definição proposta é considerar o local como aquilo que é universal menos as paredes. Os movimentos sociais e de cidadãos não têm significado sem um ancoradouro local.

O nacional mistura a identidade, as fronteiras e o Estado. Tem havido uma consciência crescente da intervenção pública que não se limita ao Estado e que é imposta com o acesso aos direitos e serviços públicos. Da mesma forma, a identidade não é apenas a identidade nacional e estende-se, segundo a definição de Edouard Glissant, às múltiplas identidades de cada pessoa.

Ao reafirmarem a sua rejeição da globalização neoliberal e capitalista, os movimentos sociais e de cidadãos estão a salientar a necessidade de uma globalidade de solidariedade, a de um outro mundo possível e necessário. Isto é o que os Fóruns Sociais Mundiais trouxeram consigo.

 4.

A partir das principais regiões geoculturais

A dimensão internacional envolve as principais regiões geoculturais. É a esta escala que as questões ecológicas, económicas, sociais e políticas são reorganizadas.

Deste ponto de vista, o WSF 2021 mostrou os seus limites. Tanto do ponto de vista dos participantes como das associações. A importância do Brasil e de outros países da América Latina é bastante boa notícia. A Europa estava bastante presente. É a baixa participação de outras regiões que é má notícia. Especialmente da Ásia e também de África e do Médio Oriente.

A escala dos continentes não é provavelmente a mais adequada. É a escala das grandes regiões geo-culturais que se está a tornar cada vez mais importante. Uma das contagens possíveis é distinguir 18 grandes regiões (3 na Ásia; 4 em África; 1 no Médio Oriente; 4 na América Latina e Caraíbas; 1 na América do Norte; 4 na Europa; 1 na Oceânia).

A definição de regiões pode também basear-se nas ligações entre os movimentos. Novas redes internacionais de movimentos são geralmente organizadas em torno de uma ou mais regiões geoculturais.

Para consolidar os fóruns sociais mundiais, a proposta é de os preparar através de fóruns nacionais e regionais.

5.

Aprofundar os grandes debates da transição

Um grande número de temas foi abordado nas 800 actividades do Fórum, através dos painéis de discussão propostos pelo Grupo de Facilitação e das muitas actividades auto-geridas propostas pelas organizações. O programa pode ser encontrado no seguinte link https://join.wsf2021.net/?q=fr/programa-evento

Alguns dos temas levados a cabo por redes associativas e fóruns temáticos foram objecto de uma série de webinars. Estes incluem Clima, Economia Social e Solidária, Educação, Habitação, Migração, Paz, Saúde e a Pandemia, Ciência e Democracia. Serão aprofundados pelos Fóruns Temáticos e continuarão no FSM de 2022.

Os principais temas da transição foram abordados: social e desigualdades, ecologia, democracia, geopolítica. Não houve conclusões que permitissem

o tema de textos ou declarações suficientemente explícitos propostos para discussão. Esta é uma tarefa que o Conselho Internacional deveria organizar.

Do mesmo modo, não foram tomadas posições no Fórum e propostas para debate público sobre toda uma série de questões, que foram abordadas mas não finalizadas: austeritarismo, a evolução do capitalismo, democracia, abusos autoritários, vacinas, saúde pública, empresas multinacionais, GAFAM, digital, etc. O Conselho Internacional deveria organizar este trabalho.

O Conselho Internacional poderia definir uma abordagem nesta direcção.

6.

o reforço dos movimentos sociais e de cidadãos

O Fórum Social Mundial é composto por movimentos sociais e de cidadãos. Ajuda a reforçar a pluralidade e diversidade dos movimentos e a facilitar o seu reforço e acções comuns. O grande número de movimentos geográficos e temáticos atesta a importância deste espaço de movimentos.

Alguns movimentos desempenham hoje um papel estratégico na dimensão internacional das lutas. A sua presença no Fórum de 2021 tem sido desigual. Sete movimentos estão envolvidos em desafiar a globalização neoliberal.

Os sindicatos estiveram presentes juntamente com as centrais sindicais europeias e sul-americanas. Os movimentos camponeses não estavam muito presentes, especialmente a Via Campesina, apesar da luta muito importante dos camponeses indianos.

Os movimentos de mulheres estavam bastante presentes na sua diversidade. Os movimentos migratórios têm estado bastante presentes. Os movimentos dos povos indígenas têm estado activos. Os movimentos contra a discriminação e o racismo, os portadores da continuidade da descolonização, têm sido muito activos. Os movimentos ecológicos têm estado presentes graças aos fóruns sueco, norueguês e finlandês.

O reforço dos movimentos sociais e de cidadãos levanta também uma questão que é frequentemente debatida, a da "ongétização" dos movimentos. Sobrepõe-se muito parcialmente à questão da orientação política; existem movimentos sociais muito reformista e ONG muito radicais. Tem muito mais a ver com o papel e evolução dos movimentos associativos nas sociedades e a "ongétização" como uma das formas de subordinação, através do financiamento, aos Estados e às empresas.

7.

Apoiar e ampliar resistências

Esta questão tem estado muito em cima da mesa. O austeritarismo tem resultado em regimes autoritários baseados em ideologias nacionalistas e de extrema-direita. O comportamento dos Estados ao lidar com a crise pandémica desencadeou tendências muito autoritárias. Estas tendências podem ser reforçadas à medida que a crise sanitária evolui. Podemos temer uma "estratégia de choque" para reafirmar o poder dos Estados e das multinacionais. Não se pode excluir a hipótese de uma mudança em alguns países do austeritarismo para o fascismo neo-liberal.

Os movimentos serão confrontados com a necessidade de resistência. Incluirá uma primeira parte das lutas pelas liberdades democráticas, pela igualdade de acesso aos direitos. Também exigirá uma batalha contra a hegemonia cultural da actual fase do capitalismo, contra a identidade, a segurança e as ideologias discriminatórias.

Esta será uma das principais tarefas do Fórum Social Mundial: apoiar e ligar as resistências.

8

Implementar alternativas

As contradições da situação irão aprofundar-se com a crise do neoliberalismo e do capitalismo. A conjunção da crise social, a crise ecológica, a crise sanitária e a crise democrática reforça a consciência das convulsões em curso. Com grandes perigos e grandes possibilidades. Para recordar Gramcsi, o velho mundo está a morrer, o novo mundo é lento a aparecer e neste claro-escuro os monstros estão a emergir. Os movimentos devem participar na construção do novo mundo. Existem alternativas ao capitalismo, desde o local com as transformações, até ao nacional com as lutas pelos direitos. Como as prefigurações do capitalismo já existiam no feudalismo, os movimentos podem identificar e apoiar as prefigurações da superação do capitalismo nas sociedades de hoje. Um exemplo é a economia social e solidária, que procura novas formas de produção enquanto luta contra todos os tipos de recuperação. A Forma Social Mundial deve identificar, tornar visível e reforçar todas as tentativas de superar o neoliberalismo e o capitalismo.

9.

Reinventando a política

O imperativo democrático exige uma reinvenção da política. A desconfiança dos cidadãos é considerável; põe em causa formas representativas e de delegação. A questão democrática diz respeito a todas as sociedades, a todos os níveis, local, nacional e global. Diz igualmente respeito aos movimentos e ao Fórum Social Mundial.

Esta é uma questão que pode ser encontrada na avaliação das tentativas dos governos progressistas. Como se pode conciliar a transformação social e ecológica radical com a verdadeira democracia? Como definir, em períodos difíceis de transição, as relações democráticas entre movimentos, partidos e governos?

Na situação actual, as formas de política estão a ser questionadas. Immanuel Wallerstein disse no Fórum Social Mundial em Detroit: é verdade que há 1% e 99%; mas 99% não é suficiente para fazer uma maioria!

Temos de encontrar formas de coordenação entre "formas de movimento" e "formas de partido". Os movimentos devem definir o papel político que podem desempenhar. Os partidos devem abandonar a sua pretensão de serem organizações de vanguarda para liderar os movimentos. Devem também rever a sua estratégia (criar um partido, para conquistar o Estado, para mudar a sociedade) que estabelece o Estado como o único actor da mudança. Nestas condições, as partes, enquanto movimentos, podem encontrar o seu lugar no Fórum Social Mundial.

10.

Inventar novas formas de organização do Fórum Social Mundial

A nova situação exige uma renovação das formas de organização. Isto envolve a organização do Fórum Social Mundial como um evento e como um processo. Trata-se também do papel, composição e organização do Conselho Internacional.

O debate é aberto e isto é bastante normal. De facto, tem havido várias mudanças na organização dos Fóruns Sociais Mundiais.

Entre as posições expressas, o debate centrou-se nas posições ditas "espaço aberto" ou "espaço de acção". É possível construir um espaço aberto e um espaço de acção, tendo em conta as propostas e as questões levantadas.

A vantagem do espaço aberto é que facilita as alianças e evita divisões explícitas. A desvantagem é que conduz a uma forma de paralisia e impede a tomada de posições em nome do FSM, criando um veto de facto. Esta desvantagem é acentuada pela indiferença dos meios de comunicação social em relação ao Fórum.

A vantagem do espaço de acção é que permite ao Fórum tomar posições e incentivar a mobilização e o apoio às acções. A desvantagem é que abre um espaço para o confronto sobre as posições tomadas.

É possível encontrar uma proposta sobre posições que invente uma nova forma que evite o direito de veto, por um lado, ou o funcionamento que alguns internacionais têm ilustrado, por outro. É uma questão de encontrar uma forma de desvincular o consenso e a unanimidade. Por exemplo, ao pressionar para a adopção de textos que podem ser contraditórios e que tornem público o debate.

Deve ficar claro que a voz do Fórum não é a voz do Fórum, mas a do Conselho Internacional a ser redefinida. É difícil ver uma declaração conjunta de 1300 organizações a participar num Fórum.

O debate poderia ser concluído no Fórum Social Mundial de 2022 na Cidade do México.

Os limites do FSM estão apenas parcialmente ligados às suas formas organizacionais ou aos seus erros. Mesmo que estes não devam ser ignorados. Eles provêm sobretudo da evolução do equilíbrio global do poder. É a partir daí que devemos começar a definir o que está em jogo.

FSM virtuel 2021

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