Mongo Beti : une conscience noire, africaine, universelle
Gustave Massiah
25 Août 2002
J’ai une profonde amitié pour Alexandre Biyidi-Awala et une grande admiration pour Mongo Beti ; deux côtés indissociables d’une personnalité exceptionnelle aux multiples facettes. C’était un polémiste redoutable, bretteur, engagé et dans le même mouvement un ami fidèle, disponible, fragile. Un grand écrivain, universel parce que africain et noir. Un des grands résistants de l’Afrique moderne ouvert à toutes les formes d’engagement, des initiatives locales aux débats politiques africains, européens et internationaux. Un militant engagé dans les luttes anti-coloniales et dans le mouvement de solidarité internationale, ouvert aux sociétés, aux cultures, aux civilisations assurant avec un courage tranquille une lutte incessante pour la reconquête des droits contre les systèmes de domination et les despotismes. Un penseur politique lucide et exigeant, conscient de l’engagement des peuples africains dans une révolution longue et difficile. Je voudrais simplement ici proposer quelques réflexions et évoquer quelques moments de cet itinéraire remarquable qui inscrit les luttes contre la colonisation et la décolonisation inachevée dans le futur de l’Afrique et du monde.0F
