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Cancun, OMC et altermondialisme – Alter éco – 1p – 13.07.2003 – Altermondialisme

A Cancun, l’OMC face à l’altermondialisme

Gustave Massiah
13-07-2003

 

A l’ordre du jour de l’OMC à Cancun, la libéralisation plus poussée de l’agriculture, l’Accord général sur les commerces de services qui menace directement les services publics ; et « les nouveaux sujets » : la concurrence, les marchés publics, les investissements. Un pas de plus dans la subordination de chaque société au marché mondial.

Après l’échec de Seattle, en 1999, la Conférence de Doha, en 2001 a réussi un accord de façade. Mais les contradictions demeurent. Les pays du Sud mesurent leur subordination ; l’Inde, le Brésil et l ‘Afrique du Sud l’ont vérifié sur la question du SIDA. Ils appellent l’ensemble des pays du Sud à exiger de véritables négociations. L'administration Bush a engagé la bataille sur les accords bilatéraux pour imposer un cadre multilatéral qui admette sans discussion leur prééminence. Cette position confirme le choix de l’unilatéralisme et des aventures militaires. Une fois de plus, l’Europe est à la croisée des chemins et la position définie par Pascal Lamy, redoublant de ferveur néolibérale pour convaincre les Etats-Unis de respecter leurs accords, apparaît bien dérisoire. Sans négliger la crise de la pensée libérale accentuée par les scandales comme celui d’Enron, qui confirme la faillite du système de régulation libéral mondial.

Le mouvement altermondialiste donne un sens nouveau à ces contradictions. Il affirme que d’autres possibilités existent. A la régulation par le marché mondial il oppose l’égalité d’accès aux droits fondamentaux pour tous. Aux oukases du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC, il oppose le droit international et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La bataille contre l’OMC a rythmé le développement du mouvement altermondialiste ; la mobilisation contre les accords désastreux de Cancun en sera une nouvelle étape.

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