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Les axes stratégiques des politiques locales alternatives – Note -1p – 21.07.2019 – Local

Les axes stratégiques des politiques locales alternatives

Gustave Massiah
Avril 2017

Proposons une structure des politiques locales alternatives autour de quelques axes stratégiques :

  • des politiques foncières et des politiques des transports fondées sur la remise en cause de la ségrégation spatiale
  • des politiques de développement des services publics fondées sur l’accès pour tous à ces services et au respect des droits fondamentaux
  • des politiques de développement local fondées sur la production locale et les entreprises locales, le marché local et l’emploi local
  • des politiques de défense de l’environnement local fondées sur l’amélioration des écosystèmes locaux et les droits des générations futures
  • des politiques de production de logement à vocation sociale fondées sur le droit au logement et à la ville
  • des politiques de fiscalité locale, particulièrement foncière, fondées sur l’articulation entre production de richesses et redistribution
  • des politiques de participation citoyenne fondées sur l’articulation entre démocratie représentative et participative et sur la citoyenneté de résidence
  • des politiques de coopération fondées sur la solidarité internationale et l’inscription dans l’action internationale des villes et des territoires.

Au cours des dernières années, un nombre considérable de démarches et d’outils concrétisent ces orientations. Ils font l’objet de nombreux réseaux d’échanges d’expérience. Citons parmi eux, avec entre parenthèses, des villes dont nous avons suivi l’expérience :

Les agendas 21, les budgets participatifs (Porto Alegre, Brésil), la planification d’insertion sociale (Barcelone, Espagne), Ecoloc, modèle d’économie locale (Programme de développement municipal, vingt municipalités africaines), les « consultas urbanas » (Programme de Gestion Urbaine Amérique Latine, plus de quarante municipalités en Amérique Latine), les fiscalités locales liées à des cadastres simplifiés (Parakou, Bénin), la citoyenneté de résidence, l’éducation populaire culturelle et linguistique (Cotacachi, Equateur), le Réseau des collectivités locales pour la promotion des services publics (Liège, Belgique), le Plan local d’urbanisme et de développement durable (Aubervilliers, France), les Agricultures urbaines, etc.  Au Forum pour une mondialisation responsable, à Lyon, en 2006, a été avancée l’idée de « responsabilité sociale et environnementale des territoires » en responsabilisant, au-delà des autorités locales, des coalitions locales regroupant l’ensemble de tous les acteurs d’un territoire.

Extrait de
La mutation des villes et des politiques urbaines – Gustave Massiah – avril 2017

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